H. Marie Ouédraogo
18 Novembre 2003
L'Ordre national des experts comptables et comptables agréés (ONECCA/BF) organise à l'intention de ses membres un séminaire de formation. La session qui se tient du 17 au 19 novembre 2003, à l'Hôtel Indépendance, porte sur les «Normes internationales d'audit IFAC».
Ils sont trente experts comptables et comptables agréés réunis pour un séminaire de trois jours dans la salle Segtaaba de l'hôtel Indépendance. Initiée par l'ONECCA, dans le cadre de la formation continue de ses membres, cette rencontre s'inscrit dans la recherche d'une plus grande qualité dans l'application des procédures d'analyse financière et comptable. Pour le ministre Jean-Baptiste Compaoré des Finances et du Budget, ce séminaire traduit la volonté des professionnels de l'audit de contribuer, par le moyen de la formation continue, à l'instauration des conditions d'une utilisation sereine de l'information comptable dans les décisions de gestion des pouvoirs publics, des responsables d'entreprise, des investisseurs et des bailleurs de fonds.Cette formation, qui porte sur les normes d'audit IFAC (Fédération internationale des comptables), expliquera M. Siaka Traoré, président de l'ONECCA, vient après les grands scandales américains des deux dernières années. Ces événements qui ont concerné de grosses firmes comme ENRON ont secoué le milieu des affaires, emportant même un réseau international.
C'est ce qui a amené, ajoutera-t-il, les organismes chargés d'élaborer des normes et des directives à apporter des modifications profondes aux règles déjà existantes, de manière à sécuriser davantage le milieu des affaires et les investisseurs.Les normes habituellement utilisées, notamment dans le commissariat aux comptes et l'audit contractuel, ayant été modifiées, il devenait nécessaire que les experts comptables se mettent à jour.Or, reconnaîtra M. Traoré à notre micro, l'une des difficultés que rencontre l'Ordre tient au fait que le Burkina est un pays enclavé et les membres de l'Ordre n'ont pas tous les moyens de se former en France ou dans d'autres pays développés. «Il appartient donc à l'Ordre, dans la mesure de ses moyens, de s'organiser pour faire venir des formateurs». Et c'est grâce au partenariat très actif entretenu avec l'Ordre national de France et la Fédération internationale des experts comptables francophones (FIDEF) que de telles opportunités sont offertes.Notons que cette forme de coopération avait déjà permis, dans le courant de l'année 2001, l'organisation de trois séminaires portant respectivement sur la qualité dans les missions comptables, l'utilité des missions comptables et enfin l'efficacité des missions comptables.
Ajoutons que pour les prochains mois, le Conseil de l'Ordre entend mettre en oeuvre d'autres activités de formation continue, avec pour objectif le renforcement des capacités techniques professionnelles ainsi que la compétence des experts comptables et comptables agréés du Burkina. Ces projets de formation encore à l'étude par les partenaires porteront notamment sur :- la microfinance et ses attentes en matière d'audit externe ;- les normes d'arrêté des comptes annuels ;- le commissariat aux comptes dans le contexte de l'OHADA.Cet ambitieux programme de formation continue a obtenu le soutien et les encouragements de l'autorité de tutelle de l'ONECCA, par la voix de son premier responsable, le ministre Jean-Baptiste Compaoré. Dans son discours d'ouverture, il a, en effet, réaffirmé l'appui constant de son département «dans toutes les actions qui visent le renforcement des compétences des membres de l'Ordre, en vue de la recherche d'une meilleure qualité de leurs prestations».
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