Akilesh Roopun De L'inde
21 Novembre 2003
Port Louis — La délégation mauricienne s'est rendue hier à Goa, vitrine océanographique. Le Premier ministre mauricien était ensuite l'invité du ministre des Ressources humaines, Murli Manohar Joshi, à New Delhi. Paul Bérenger a évoqué l'affaire Cehl Meeah, répondant aux critiques de certains journaux indiens sur le sujet.
LE Premier ministre, Paul Bérenger, était l'invité du Indian Council for International Cooperation (ICIC) hier a New Delhi. La fonction était présidée par le ministre indien du Développement des ressources humaines, Murli Manohar Joshi. "Le fait que 70 % de la population mauricienne soit d'origine indienne nous incite à entretenir des liens exceptionnels avec l'Inde. L'Inde et la diaspora indienne à travers le monde pourront toujours compter sur Maurice", fait ressortir le chef du gouvernement mauricien.
Dans le même souffle, Paul Bérenger s'est défendu contre certaines accusations selon lesquelles il serait a l'origine d'une balkanization de la communaute indienne à Maurice. Il avance que toutes les communautés doivent se sentir à l'aise au sein d'une nation.
Le Premier ministre a réagi contre certains articles de presse parus dans des journaux indiens récemment. Un des articles en question avance qu'il serait personellement intervenu pour obtenir la libération du leader du Hizbullah, Celh Meeah. "Le Directeur des poursuites publiques a agi en toute indépendance pour rayer les charges qui pesaient sur le leader du Hizbullah, comme lui en donne droit la Constitution. Nous ne sommes pas contents de cette décision, mais le DPP a de tels pouvoirs. Nous sommes en train d'étudier la possibilité de réformer cette partie de la Constitution", affirme-t-il.
Le ministre Manohar Joshi évoque les relations amicales qu'il entretient avec le chef du gouvernement mauricien. Il fait comprendre que l'Inde sera toujours aux côtés de Maurice et veillera à ce qu'elle s'engage dans la voie du progrès.
Le tourisme, activité majeure à Goa
La délégation mauricienne a passé la première partie de la journee d'hier a Goa. Elle a visité le National Institute of Oceanography (NIO) et le chantier naval, Goa Shipyard. Etat indien situé au sud de Maharastra, Goa a toutes les caractéristiques d'un havre de paix. Peu développé, il offre un cadre idéal aux touristes en quête de dépaysement. Le tourisme est d'ailleurs une des principales activités économiques de Goa. La pêche, l'élevage, la culture du riz et de cocos sont les autres métiers les plus pratiqués dans cette région a forte prédominance rurale.
Plusieurs traits de Goa rapellent les villages côtiers de Maurice : les plages, la végétation, la planification du territoire, les boutiques de touristes, les maisonnettes des pêcheurs Bien que le tourisme soit une source de revenus majeure de cet Etat indien, l'infrastructure touristique est peu développée. A l'exception de la présence de quelques grands établissements, l'hébergement consiste essentiellement en de petits hôtels et de pensions de famille.
Goa, ancienne colonie portugaise, a su conserver cet héritage, comme en temoignent ses nombreuses chapelles (Goa comprend une population chrétienne importante) et ses batiments publics. La visite de la délégation mauricienne dans les locaux du NIO a surtout permis aux visiteurs de constater les progrès accomplis par les Indiens dans le domaine de la recherche océanographique. Il a beaucoup été question du transfert de ces connaissances vers Maurice.
Les discussions ont porté sur les perspectives d'exploitation de la zone économique exclusive de Maurice. Le Premier ministre a évoqué le projet de transformer le pays en un sea food hub regional, avec des activites de stockage, de transbordement, de transformation et de ré-exportation des produits de la mer.
Gestion des ressources côtières
En ce qui concerne les possibilités d'échanges pour l'immédiat, le directeur de l'institution, Ehrlich Desa, a fait état de la protection de la biodiversité marine et de la gestion des ressources côtières principalement. Les deux parties ont aussi parlé des échanges entre le NIO et son homologue mauricien, le Mauritius Institute of Oceanography.
Paul Bérenger et sa délégation se sont ensuite rendus au chantier naval de Goa où les responsables leur ont présenté les differents modèles de patrouilleurs qui pourraient intéresser les guardes- côtes. Les responsables mauriciens ne parassaient cependant guère entousiastes. Le Premier ministre n'a pas manquer de rappeler les contraintes budgétaires de Maurice. Le commissaire de police, Ramanooj Gopalsingh, nous a expliqué que Maurice n'a pas l'intention d'acheter un nouveau patrouilleur dans l'immédiat.
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