26 Novembre 2003
L'élevage bovin n'a pas cessé de se développer dans le gouvernorat de Mahdia, en dépit de la sécheresse de ces dernières années.
En 2002, la région a produit au total 87.000 tonnes, soit plus de 9% de la production nationale estimée à 960.000 tonnes.
Cette performance est d'autant plus remarquable que les élevages se caractérisent par leur petite taille et leur caractère familial, dans une région où les ressources fourragères sont limitées, la production régionale ne couvrant que 36% des besoins du cheptel, évalués à 115 millions d'unités fourragères.
Ces résultats sont, en fait, le fruit du soutien apporté par l'Etat au secteur et des aides présidentielles destinées à la préservation du cheptel ainsi que par l'apport déterminant du réseau de coopératives de services agricoles.
Ces données ont constitué un des thèmes d'une journée d'étude organisée par l'Observatoire régional du développement et consacrée à l'examen des moyens propres à assurer l'amélioration de la qualité du lait. Elles ont été présentées dans une communication faite par le chef de l'arrondissement des études et des statistiques agricoles relevant du Commissariat régional au développement agricole (Crda).
Dans une deuxième communication, le président-directeur général de la centrale laitière de Mahdia a défini les critères de la qualité du lait frais et souligné que l'alimentation déficiente et le coupage du lait sont les deux principales causes de la détérioration de la qualité du produit et, partant, des incidences négatives sur l'entreprise de transformation et sur le consommateur.
Le directeur général du groupement interprofessionnel du lait a évoqué, pour sa part, les grandes lignes d'un plan pratique destiné à assurer l'amélioration de la qualité du lait au niveau de la production et de la collecte, dans la perspective d'une tarification selon la qualité.
La rencontre a abouti à un ensemble de recommandations appelant notamment à un meilleur encadrement des éleveurs pour ce qui est du régime alimentaire et des règles d'hygiène à observer en matière de santé animale, de stabulation et de traite notamment, de rajeunissement du cheptel pour en accroître la productivité, de réglementation du métier de colporteur par l'octroi de cartes professionnelles et d'allocation de la prime de collecte en fonction du respect des cahiers des charges établis à cet effet.
Elles préconisent, en outre, l'harmonisation des critères d'appréciation de la qualité du lait usinable par les centrales laitières, la création de laboratoires régionaux ainsi que le renforcement du contrôle administratif et technique pour décourager toute tentative de fraude concernant la composition de l'aliment concentré pour bétail.
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