Ibrahima Ndiaye
27 Novembre 2003
A l'instar de la communauté internationale, le Sénégal a célébré la Journée de l'industrialisation africaine.
Le thème retenu cette année est : «accélérer l'intégration dans l'économie mondiale à travers une industrialisation effective et un meilleur accès aux marchés». Les manifestations se sont déroulées lundi sous la présidence du ministre d'Etat, ministre de l'Industrie et de l'Artisanat, Landing Savané, en présence des représentants des différents partenaires au développement et des acteurs du monde industriel.
Le ministre d'Etat a réaffirmé avec force l'engagement du gouvernement à créer les conditions d'un environnement favorable à l'épanouissement des industries. Une telle démarche, qui devrait élargir notre base industrielle, sera sous-tendue par une série de mesures dont la finalité est de permettre à notre pays de remporter des succès économiques. Toutefois, le ministre d'Etat est revenu longuement sur le rôle du gouvernement qui consiste à se doter des moyens nécessaires pour un meilleur développement des industries. Ainsi, il faudra disposer des outils pour aider l'entreprise à mieux faire face à la concurrence extérieure, à procéder dans les meilleures conditions à des innovations, etc. Parlant ensuite des «modèles de bonnes pratiques au Sénégal, des ciments du Sahel et du groupe Diprom» qui a fait l'objet d'une présentation, M. Savané a vivement félicité les acteurs pour les résultats auxquels ils sont parvenus et qui font aujourd'hui la fierté de tous. Auparavant, le coordonnateur résident, de l'Onudi au Sénégal, Alain Nckels, a livré le contenu de la déclaration commune du directeur général de l'Onudi, du président de la commission de l'Union africaine et du secrétaire exécutif de la Commission économique pour l'Afrique. Du diagnostic qui découle de cette déclaration, les auteurs trouvent normal que notre continent prenne sa place dans l'économie mondiale. Des conditions sont cependant indispensables à la réalisation de cet objectif.
Il faut non seulement que l'Afrique accède aux marchés des pays industrialisés, mais aussi qu'elle dispose des moyens pour favoriser la compétitivité. La réalisation des projets du Nepad est également apparue comme une priorité. Les capitaines d'industries que sont Amadou Mbacké Sèye (du groupe Diprom) et Layousse Latfalah (Ciments du Sahel), ont tenu à partager leurs expériences avec le public. Si le groupe Diprom est parti avec un capital d'un million de Fcfa, alors que les Ciments du Sahel ont coûté 63 milliards de Fcfa, le mérite aura été que tous les deux ont relevé des défis de taille. Là, le ministre d'Etat ne pouvait manquer d'appeler l'assistance à s'inspirer de ces deux industriels qui ont servi des modèles types de réussite. Mais, les débats ont tout de même montré que le gouvernement est tenu de créer certaines conditions en vue de favoriser le développement des initiatives privées. Mansour Kama de la Cnes a même proposé des réformes pour faire face aux défis. Quant au directeur de l'Industrie, Ibrahima Bass, il a plaidé pour une valorisation de nos potentialités, ce qui permettra le développement des pôles d'industries autour des grandes entreprises.
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