Jeanine Fankam
28 Novembre 2003
Le propos de M. Yetna, consultant du Centre de création des entreprises de Yaoundé et sollicité pour la circonstance, a été centré hier sur la gestion des petites unités de production.
Le propos de M. Yetna, consultant du Centre de création des entreprises de Yaoundé et sollicité pour la circonstance, a été centré hier sur la gestion des petites unités de production. Il a été essentiellement question de savoir calculer la marge bénéficiaire qui découle d'une opération d'achat et de vente. Un cours totalement pratique. Pas de grandes théories sur l'entreprenariat. Des exemples simples, que les femmes ont aidé à trouver par leur participation et qui leur ont permis de savoir qu'il faut, dans leurs activités, avoir une fiche de stocks pour savoir avec précision ce qui entre et sort du magasin, qu'il est nécessaire de connaître la notion des charges pour bien calculer le bénéfice, moteur de l'activité commerciale. Il a été rappelé à dessein que cette charge ne se limite pas aux frais de transport, mais qu'elle intègre aussi bien les frais d'emballage, les dépenses d'électricité, la ration journalière, etc. Mais l'activité commerciale et par ricochet le bénéfice repose avant tout sur la qualité de la marchandise. C'est pourquoi, a précisé M. Yetna, " les pommes de terre bien lavées, présentées sur un étal plus soigné peuvent valoir le double du prix du même produit présenté aux clients avec la poussière et versé à même le sol. Le formateur a démystifié et souligné l'importance pour les revendeuses d'ouvrir des comptes d'épargne dans les établissements bancaires ou les coopératives pour sécuriser leurs gains et accéder à des crédits.
La formation ouverte hier sous le co-patronage du Fonds national de l'Emploi et le ministère de la Condition féminine est avant tout la concrétisation des recommandations de la journée d'échanges qui a eu lieu le 05 juin dernier au palais des Congrès de Yaoundé entre les cadres du Mincof et les revendeuses. Au cours de ces échanges, l'ignorance des techniques managériales avait été retenue parmi les handicaps majeurs des Bayam-sellam et des contacts utiles, matérialisés par les présentes assises, avaient été pris pour les aider à combler leurs lacunes. A la fin de la formation prévue demain, les revendeuses qui ont répondu à l'appel du Mincof sont supposées avoir acquis des techniques modernes pour une meilleure intégration dans le tissu économique qui pourra se manifester par l'augmentation de la taille de leurs affaires. Cela passe aussi par la maîtrise de la réglementation en vigueur et l'adhésion au devoir fiscal où on note des incompréhensions et mêmes des conflits entre les revendeuses et les autorités compétentes. Ce module sur les textes réglementaires qui régissent l'activité du petit commerce au Cameroun est l'objet du cours de cet après-midi.
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