Faouzia Ababsa
29 Novembre 2003
Le président du gouvernement espagnol, José Maria Aznar, a quitté Alger jeudi après-midi après une série de discussions marathoniennes, de l'aveu même de l'hôte de l'Algérie, avec le président de la République et après avoir animé une conférence de presse à la résidence El Mithak.
Dans sa déclaration liminaire, M. Aznar a résumé les sujets abordés avec Abdelaziz Bouteflika et indiqué que des rencontres sectorielles ont eu lieu entre les ministres algériens de l'Energie, de la Justice et de l'Intérieur avec leurs homologues espagnols. Le conférencier ne donnera aucun détail sur la nature même des accords se limitant aux généralités et à l'ordre du jour abordé et qui a été rapporté par les organes de presse. Toutefois, on saura que le terrorisme et la commercialisation du gaz ont été les deux sujets phares des entretiens entre les deux partenaires. A propos du premier, le président du gouvernement espagnol dira que les deux pays ont la même vision. «L'Algérie et l'Espagne partagent la même vision concernant la lutte contre le terrorisme qui nécessite une coopération internationale soutenue.» Ce d'autant que les deux pays ont eu à affronter seuls ce fléau dans l'indifférence mondiale pendant plusieurs années. L'hôte de l'Algérie a déclaré lors de la conférence de presse que «tous les terrorismes se valaient. Il n'y a pas de bons et de mauvais terroristes», a-t-il dit en faisant allusion aux actions indépendantistes de l'ETA en Espagne et aux Palestiniens. La résistance irakienne n'y échappera pas. Un point sur lequel les points de vue des deux pays sont diamétralement opposés.
Cependant, ces désaccords n'ont pas empêché les deux parties d'aborder les sujets sur lesquels elles convergent. Le Premier ministre espagnol a d'ailleurs, sur la question de la lutte internationale de longue haleine contre le terrorisme, demandé au président de la République que l'Algérie appuie l'Espagne au niveau de l'ONU pour l'élaboration d'une liste internationale des organisations terroristes. Pour rappel, l'Espagne préside le Comité de lutte contre le terrorisme au sein des Nations unies. Sur le plan économique, José Maria Aznar ne sera pas très disert. Il rappellera les accords dans le domaine de l'énergie qui lient les deux pays et les projets de gazoduc et de ligne électrique en cours de concrétisation. En réponse à une question de la Tribune sur la concrétisation des investissements espagnols hors reconversion de la dette et aide aux PME dans le cadre des IDE, le conférencier restera dans les généralités en déclarant que les hommes d'affaires espagnols ont à maintes reprises exprimé leur désir de venir investir en Algérie. Concernant le Sahara occidental, et à la question de savoir si l'ONU pouvait décider, dans le cadre d'une résolution du Conseil de sécurité, de sanctions contre le Maroc s'il n'appliquait pas le plan Baker relatif à l'organisation d'un référendum d'autodétermination, le président du gouvernement espagnol est resté évasif non sans rappeler la position de son pays sur cette question. Une position que partage l'Algérie.
Be the first to Write a Comment!
Copyright © 2003 La Tribune. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.