Reda Cadi
29 Novembre 2003
Cette renaissance culminera avec la célébration de la fête de Yennayer, coïncidant avec le 12 janvier. La cerise sur le gâteau du Nouvel An du calendrier amazigh sera le virtuose de la chanson kabyle, l'aède Lounis Aït Menguellat. Ameddah a donné son accord pour une semaine de scène
La maison de la Culture de Tizi Ouzou renaît de ses cendres -c'est le moins qu'on puisse dire- et s'efforce de redynamiser ses activités qui ont été gelées longtemps durant pour cause de troubles. Le mois de ramadhan, qui vient de s'écouler, a été à ce titre une occasion pour un redéploiement optimal. En effet, l'ambiance de fête caractérisant les soirées de ce mois ont fourni le prétexte pour relancer l'activité artistique et culturelle qui ne s'est arrêtée qu'au 27ème jour de ce mois.De son côté, le public ne s'est pas fait prier pour apporter par son unique présence sa contribution à la relance. Longtemps sevré des manifestations et activités culturelles auxquelles l'avait habitué cette institution active depuis sa création, le public de Tizi Ouzou a répondu présent tout au long de ce mois de ramadhan. Normal, la maison de la Culture lui proposait de réels moments de joie avec un programme diversifié. Des spectacles ?
Les affiches changeaient pour embrasser tous les domaines d'activité artistique : de la chanson avec au menu des têtes d'affiche, de l'humour, du théâtre, de la poésie et du cinéma. Il y en avait pour tous les goûts Djamel Allam, Si Moh, Lounes Kheloui, Hacene Ahres, Chaaou, Massa Bouchaffa, Ali Idheflaouen, Ouazib Mohend Ameziane, Ali Ferhati ont été, entre autres, les artisans qui ont refait vibrer cette scène qu'ils retrouvaient après en avoir été longtemps éloignés. Les retrouvailles avec le public ont fait des étincelles. Pour boucler la boucle, la maison de la Culture a, l'espace d'une soirée, fait revivre Cheikh El Hasnaoui, l'un des grands maîtres du chaabi qui a laissé sa marque et dont la voix rocailleuse et mélodieuse a encore des échos dans le souvenir des amoureux de ce genre musical. La participation active du public ne pouvait être perçue que comme une implication complice et un encouragement par la direction de la maison de la Culture. En réponse, celle-ci promet d'inscrire son activité dans la pérennité en proposant «un menu à la carte» consistant, selon l'APS, en des galas artistiques animés par des voix consacrées, des représentations théâtrales, des festivals de musique. Le tout sera ponctué par la tenue de diverses expositions.
La grande «surprise» est, cependant, réservée pour la célébration de la fête de Yennayer, coïncidant avec le 12 janvier. La cerise sur le gâteau de Yennayer, le nouvel an du calendrier amazigh sera le virtuose de la chanson kabyle, l'aède Lounis Aït Menguellat. Ameddah a donné son accord pour une semaine de scène à guichets fermés pourrions-nous parier.
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