Mohamed Benarbia
1 Décembre 2003
opinion
On a trop tendance à crier haro sur nos arbitres, à les montrer du doigt, à amplifier leurs plus petites erreurs jusqu'à en faire la cause principale, voire unique de la crise d'un football qui tarde à prendre ses marques, il faut cependant avoir l'honnêteté de rendre à nos referees ce qui leur appartient.
Et si l'on s'était fait un devoir de dénoncer la cupidité ou du moins l'insouciance d'un Rouissi qui a contribué à "euthanasier" une pelouse agonisante, l'on ne devait pas moins saluer à sa juste valeur la décision courageuse et désintéressée de ne pas siffler afin de protéger la pelouse et les protagonistes.
Aujourd'hui, on a l'occasion de louer la superbe prestation d'un arbitre qui, en fait, était égal à lui-même: Abdellah Achiri aura été le meilleur des vingt-trois. Sa fraîcheur physique lui a permis de dominer les débats, d'être près de l'action et de...sévir, dans les règles, dans les normes.
Un arbitrage aussi inspiré, aussi correct aura permis de clouer le bec à tous ceux qui voient le mal partout, jusqu'à même avancer que les FAR seraient au-dessus de la loi et que l'on serait en train de les pousser vers le titre (sic). Et selon les circonstances, ils pourraient penser la même chose du Raja ou d'un autre club.
Pas de compromission, ni de favoritisme de la part d'Achiri, qui a sorti le jaune quand il le fallait et le rouge quand cela s'imposait.
A ce profil haut s'oppose cependant le profil bas affiché par un certain Brazi. Fawzi devrait-on préciser, parce qu'il s'agit là d'un nom très apprécié dans le football marocain et que le benjamin de la famille serait tout bêtement en train de souiller.
Le Fawzi en question a déjà donné une idée trop précise sur sa conception du football et du fair-play, contre l'IZK quand il a boxé un joueur zemmouri. L'arbitre et son assistant n'y ont vu que du feu. Le commentateur de service, pour sa part, refusait ce jour-là de voir malgré les répétitions "répétées" du vilain geste. Le joueur, auteur ce jour-là d'un geste de voyou, avait échappé à la sentence. La commission Discipline du GNF ne pouvait se baser sur des images télé pour sévir. Mais ce que l'on a eu du mal à comprendre, c'est que la prestigieuse ASFAR n'ait pas réagi en conséquence, elle, qui, nous a toujours habitués à imposer une discipline de rigueur et à contenir ou mater les joueurs gâtés ou ratés. L'entraîneur Fakhir aurait pu lui-même prendre l'initiative, parce que le Brazi en question avait pratiquement cherché à lui faire perdre le match. Heureusement que la cécité abitrale était de service, ce jour-là.
Mais ce n'était que partie remise. Fakhir, au moment où il avait le plus besoin de l'apport de tous ses joueurs, se voit lâché par le même Brazi qui, cette fois, n'a pas échappé à la sentence. Il fera tout un cirque, ce qui ne sied pas, mais là, pas du tout, à un joueur des FAR. En tout cas, il est à oublier, ce qui nous intéresse le plus, c'est cette équipe qui, au bonheur de tous, est en passe de retrouver son lustre et son aura. Que les petits en soient donc éloignés!
Car le risque est là. Il n'y a qu'à voir cette crise de démence qui s'est emparée du "sage" Jarmouni. Osons penser qu'il s'agit là d'une folie passagère. Que le Bon Dieu guide les pas et les pieds de ce pourtant bon gardien pour qu'il comprenne, et à jamais, que ceux-ci ne sont pas faits pour piétiner ses adversaires. Amen!
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