United States Department of State (Washington, DC)
1 Décembre 2003
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Washington, DC — Les efforts des Etats-Unis et d'autres pays visant à juguler la pandémie de sida "n'ont jamais été aussi importants à tous les niveaux du gouvernement et dans tous les secteurs de la société", indique le secrétaire d'Etat américain, M. Colin Powell, dans la déclaration qu'il a faite le 25 novembre en prévision de la Journée mondiale de lutte contre le sida.
M. Powell invite les hauts responsables du secteur public et du secteur privé, les dignitaires religieux et les représentants d'associations locales à oeuvrer de concert en vue de faire disparaître les préjugés et de mettre fin à la discrimination dont souffrent les séropositifs. Il préconise également de continuer d'affecter des ressources afin d'apporter une aide à ceux qui en ont besoin.
Doté d'un budget de 15 milliards de dollars, le plan quinquennal d'aide d'urgence des Etats-Unis "permettra de prévenir 7 millions de nouveaux cas, de fournir des médicaments à 2 millions de séropositifs et à offrir des soins à 10 millions de séropositifs et d'orphelins du sida", indique-t-il.
On trouvera ci-après le texte de la déclaration de M. Powell.
Le peuple et le gouvernement des Etats-Unis se joignent à vous pour célébrer la Journée mondiale de lutte contre le sida 2003. Avec vous, nous réaffirmons notre engagement de combattre cette maladie terrible qui peut priver d'espoir des millions d'habitants de tous les continents.
Depuis la Journée mondiale de l'an dernier, 5 millions de personnes de plus sont devenues séropositives. Trois millions de personnes, dont 500.000 enfants, sont mortes de cette maladie. Chaque décès représente une tragédie au niveau individuel : la perte d'une mère, d'un père, d'une soeur, d'un frère, d'un fils, d'une fille ou d'un être cher.
Chaque décès constitue aussi une perte irréparable pour la communauté internationale.
Bien que l'ampleur de ce problème reste immense, la Journée mondiale de lutte contre le sida 2003 promet de constituer un tournant dans la propagation de cette pandémie. Les efforts de la communauté internationale visant à la juguler n'ont jamais été aussi importants à tous les niveaux du gouvernement et dans tous les secteurs de la société.
Les Etats-Unis sont fiers de jouer un rôle de premier plan dans ces efforts mondiaux. Comme le président Bush l'a dit, nous avons le pouvoir et l'obligation morale d'apporter une aide, et c'est exactement ce que nous faisons.
L'an dernier, le président Bush a lancé le plan d'aide d'urgence contre le sida et il l'a fait avec le soutien écrasant du Congrès des Etats-Unis et du peuple américain. Ce plan quinquennal, dont le budget est de 15 milliards de dollars, prévoit un triplement des crédits budgétaires consacrés à la lutte contre le sida. En fait, il représente le plus grand montant de fonds qu'un pays ait jamais consacré à une initiative de santé publique à l'étranger.
Ce plan permettra de prévenir 7 millions de nouveaux cas, de fournir des médicaments à 2 millions de séropositifs et à offrir des soins à 10 millions de séropositifs et d'orphelins du sida. Dans le cadre du plan, la contribution des Etats-Unis au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme augmentera, et nous continuerons d'apporter une aide bilatérale à 75 pays répartis dans le monde entier.
Bien entendu, les pouvoirs publics ne peuvent pas à eux seuls commencer de s'attaquer à la crise mondiale du sida. La maîtrise de cette pandémie exigera des efforts incessants, déterminés et concertés d'Etats et d'organisations non gouvernementales.
L'ignorance, les préjugés et le silence tuent. Des hauts responsables du secteur public et du secteur privé, des dignitaires religieux et des représentants d'associations locales doivent oeuvrer de concert pour disséminer des informations susceptibles de sauver la vie. Nous tous devons nous élever contre l'opprobre dont les séropositifs et les sidéens font l'objet. Nous tous devons répandre le message selon lequel il convient de traiter les personnes atteintes de cette maladie avec compassion et non pas avec cruauté, avec dignité et non pas d'une manière discriminatoire.
Nous devons tous jouer notre rôle pour veiller à ce que des ressources soient affectées à la lutte contre le sida et que ces ressources parviennent bien à ceux qui en ont besoin.
La lutte contre le sida ne constitue pas seulement une question d'ordre humanitaire et sanitaire. Cette maladie a de profondes répercussions en ce qui concerne la prospérité, la bonne gouvernance et la stabilité de tout pays.
Si on le laisse se propager, le sida décime les membres les plus productifs de toute société. Il s'attaque aux catégories des 15 à 24 ans, à ceux qui s'occupent des très jeunes et des très vieux. Il anéantit ceux qui enseignent, qui font du commerce, qui subviennent aux besoins de leur famille et qui contribuent au développement de leur pays. Le sida porte atteinte à la croissance économique mondiale.
Il peut dévaster des pays entiers et déstabiliser de grandes zones du monde.
Dans la lutte mondiale contre le sida, tout pays, qu'il soit grand ou petit, industriel ou en développement, doit jouer un rôle primordial.
Et dans la lutte contre le sida, les Etats-Unis d'Amérique sont un allié ferme et résolu de tous les pays.
Ensemble, nous pouvons être des partenaires qui apportent l'espoir.
Ensemble, nous pouvons juguler la propagation du sida.
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