Lionel Kwete
2 Décembre 2003
Kinshasa — Le Secrétaire général à la Santé, Dr Miaka a procédé samedi 29 novembre 2003, à la cérémonie de la clôture des sessions «de formation des accoucheuses traditionnelles, des prestataires des soins et des relais communautaires dans la salle polyvalente de Notre Dame de Fatima.
A cette occasion, Dr Miaka a remercié au nom du ministre de la Santé empêché tous les récipiendaires en émettant le vou de voir ces derniers opérationnels sur le terrain afin de réduire le taux de mortalité maternelle et infantile en RDC. «Nos oreilles sont tendues et nos yeux sont braqués sur nous et toute la communauté sera derrière nous pour suivre pas à pas toutes vos performances», a-t-il dit.
Prenant la parole à son tour, Mme Mandu, le Directeur du Programme national de santé de la reproduction (PNSR), a loué l'initiative du ministère de la Santé à travers son Programme National de Santé de la reproduction (PNSR) en partenariat avec l'Unicef. Pour elle, ces sessions de formation s'inscrivent dans l'objectif de réduire le taux de mortalité maternelle et périnatale qui croît à la vitesse de croisière en RDC.
En dehors du taux de mortalité élevé constaté chez les femmes tout comme chez les enfants, Mme Mandu a indiqué qu'une prévalence du VIH/Sida chez les femmes enceintes est élevée, la transmission du VIH/Sida mère et enfant est de 30%, environ 56% des femmes enceintes sont anémiques. Tandis que l'utilisation des services de consultation prénatale (CPN) est de 68,7%, l'accouchement assisté est de 60%, la consultation post-natale (CPON) de 10% et la prévalence contraceptive 4,4%. En un mot, l'oratrice a montré que 31% des femmes enceintes ne suivent pas la CPN, 40% de celles-ci n'accouchent pas à la maternité, 90% des accouchées ne sont pas suivies à la CPON et 95% ne sont pas protégées par une méthode contraceptive.
En outre, elle a fait savoir que d'autres raisons fondées de ces cessions de formation c'est de renforcer les capacités techniques des acteurs sur le terrain. Voilà pourquoi, à l'issue de ces sessions, 75 accoucheuses traditionnelles, 80 relais communautaires et 30 prestataires ont été formés.
Pour sa part, le Représentant de l'Unicef, a remercié les récipiendaires et le ministère de la Santé en leur rassurant de travailler en coopération pour réduire rapidement la mortalité maternelle et infantile. Et de faire sortir les femmes du joug socioculturel qui les empêche de suivre des consultations prénatales.
Cette cérémonie de clôture a été marquée par la remise des certificats aux récipiendaires.
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