Ibrahiman Sakande Email : Ibra.sak@caramail.com
3 Décembre 2003
Les ambassadeurs et consuls généraux du Burkina ont clos leur IXe conférence, le 30 novembre dernier, par un appel à la création d'un cadre formel de dialogue avec les Organisations de la société civile, la volonté de mieux servir le Burkina, une marque de soutien au président du Faso et un "standing ovation" en l'honneur du ministre des Affaires étrangères...
Dimanche 30 novembre 2003, salle de conférences du ministère des Affaires étrangères. "Standing ovation" (applaudissements fort nourris en station debout...) Les acteurs sont les ambassadeurs et consuls généraux du Burkina, l'air ravi de leurs actions en faveur de la diplomatie burkinabé, décidés aussi à lui impulser une nouvelle dynamique et bien en phase avec le discours que vient de prononcer leur ministre de tutelle, M. Youssouf Ouédraogo. Cette ambiance met fin à la IXe conférence des représentants de la diplomatie du Burkina Faso à l'étranger. Une conférence qui a permis aux consuls généraux et aux ambassadeurs du Burkina venus d'Asie, d'Amérique, d'Europe et d'Afrique de faire l'état des lieux de la diplomatie pour le développement et de la projeter dans le futur à partir de nouvelles rampes en phase avec l'air du temps.
Ainsi, ont-ils inscrit le thème central de leurs débats sous le sceau de l'optimisation de la gouvernance diplomatique, avec comme thème à débats fort animés, "Société civile et relations internationales". Au cours de leurs travaux, les ambassadeurs et consuls généraux du Burkina ont entendu plusieurs communications données par des membres du gouvernement. Avec Jean-Baptiste Compaoré, la gestion financière et comptable des missions diplomatiques et consulaires était à l'ordre du jour. Salif Diallo leur a apporté des éléments d'information sur l'apport du secteur agricol au développement économique et sociale du Burkina Faso.
La crise ivoirienne et ses conséquences sur l'économie burkinabè a fait l'objet d'une communication de Seydou Bouda et de Benoît Ouattara respectivement ministres en charge de l'Economie et du Commerce. Mathieu Ouédraogo de l'Enseignement de base a abordé le Plan décennal de développement de l'enseignement de base (PDDEB).
Solidarité et Cohésion
La contribution de la Coopération décentralisée au développement du Burkina, la mise en oeuvre des institutions de l'Union africaine et du NEPAD, les droits humains, ont fait l'objet respectivement des communications des ministres Moumouni Fabré, Jean-de-Dieu Somda et Monique Iboudo.
Des opportunités saisies par les diplomates pour approfondir leurs réflexions sur la mise en oeuvre des politiques de développement du Burkina, dont ils sont les premiers promoteurs à l'extérieur. Voilà pourquoi, ils ont décidé de renforcer l'esprit de solidarité et de cohésion en leur sein, afin de mieux s'acquitter de la mission qui leur est confiée. Ils ont recommandé, à cet effet, le renforcement de la coopération entre le ministère des Affaires étrangères et les organisations et associations de la société civile. Puis ils ont demandé la création d'un cadre de collaboration entre l'Etat et la société civile.
Avant de se quitter, les diplomates ont également adopté une motion de remerciement, de "reconnaissance" et de soutien au président du Faso. Quant à leur ministre de tutelle, ils l'ont assuré de leur disponibilité et l'ont gratifié d'un "Standing ovation". Ce, après que Youssouf Ouédraogo les a invités à s'assumer "avec fierté" à l'étranger, en tant "qu'un corps de soldats diplomatiques efficaces, menant des actions ordonnées et coordonnées". Et de conclure : "Bouger avec le monde qui bouge. Gagner dans un monde où l'avenir appartient à ceux qui gagnent. Allez, oeuvrez pour le Burkina Faso..."
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