United States Department of State (Washington, DC)

Afrique: Sida : une délégation de haut niveau évalue les besoins de l'Afrique

M. Thompson en Zambie

2 Décembre 2003


Washington, DC — "En cette Journée mondiale du sida, nous devons accorder une attention spéciale à cette région du monde qui est la plus dévastée par la pandémie de VIH/sida", a déclaré, le 1er décembre, le ministre américain de la santé et des services sociaux, M. Tommy Thompson, lors de la première étape inscrite à l'itinéraire de sa tournée de quatre pays africains.

Sa délégation, qu'il codirige avec le coordonnateur américain de la lutte mondiale contre le sida, M. Randall Tobias, est la plus importante de ce genre jamais assemblée. Elle comprend des responsables du gouvernement des Etats-Unis et d'organisations internationales, des membres du Congrès et des dirigeants de plus de 40 organismes confessionnels, groupes du secteur privé et organisations caritatives. La délégation a entamé sa tournée par une visite à l'hôpital de Livingstone, où elle a rencontré des responsables zambiens de la santé.

L'objectif de cette tournée, qui a débuté le 30 novembre et s'achèvera le 7 décembre, est de mesurer l'effet des réactions nationales et internationales au VIH/sida au Kenya, en Zambie, en Ouganda et au Rwanda, et de voir quelles mesures supplémentaires doivent être prises afin d'aider l'Afrique à traiter les malades et à éviter de nouvelles infections.

Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé, J.W. Lee, le directeur exécutif du Programme commun des Nations unies sur le VIH/sida, Peter Piot, et le directeur exécutif du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, Richard Feachem, font notamment partie de cette délégation.

Celle-ci profitera également de cette tournée pour visiter des installations financées par le Plan d'urgence de lutte contre le sida (une initiative du président Bush) et par le Fonds mondial. Elle observera en outre des exemples de coopération entre les secteurs public et privé et discutera de plans qui permettront à l'avenir au secteur privé de s'impliquer dans la lutte contre les maladies.

C'est la deuxième fois que M. Thompson se rend en Afrique pour y évaluer l'impact du VIH/sida, de la tuberculose et du paludisme. Il avait en effet dirigé une première délégation en avril 2002. De plus, une autre mission de ce type avait été organisée en 1991 sous la houlette du ministre de la santé de l'époque, M. Louis Sullivan, qui est maintenant coprésident du conseil consultatif présidentiel sur le sida, et qui fait également partie de la délégation de M. Thompson.

Nous donnons ci-après le texte de l'allocution qu'a prononcée en Afrique le ministre de la santé et des affaires sociales à l'occasion de la Journée mondiale du sida.

Déclaration de M. Tommy Thompson Ministre de la santé et des services sociaux Livingstone (Zambie) Le 1er décembre 2003

En cette Journée mondiale du sida, chacun d'entre nous devrait réfléchir à ce que nous pouvons faire pour non seulement endiguer, mais repousser, cette maladie qui menace le monde entier.

Aux Etats-Unis et dans le monde entier, nous avons besoin de plus de bénévoles pour aider à soigner les malades, pour participer à des campagnes d'information et de mise en garde, et pour diffuser les techniques de prévention et de traitement. Les gens doivent savoir quand ils doivent se faire examiner ; ils doivent savoir s'ils sont séropositifs ou non. Nos efforts doivent commencer par l'information, parce que le VIH/sida n'a aucun pouvoir sur un individu bien informé qui prend des décisions rationnelles relatives à sa santé.

On compte dans le monde plus de 40 millions de séropositifs. Ils sont particulièrement nombreux dans les pays en développement et notamment en Afrique. Rien qu'en 2003, on a recensé près de cinq millions de nouveaux cas. Aux Etats-Unis, on estime qu'il y a 900.000 séropositifs, dont un tiers ignorent leur état.

C'est pour cette raison que le ministère de la santé et des services sociaux, en collaboration avec M. Randall Tobias et son Bureau du coordonnateur de la lutte mondiale contre le sida, est en train d'intensifier la lutte contre la pandémie à l'échelle nationale et internationale. Le président Bush a d'ailleurs pris un engagement financier sans précédent dans la lutte contre le VIH/sida à l'étranger.

Il a en effet promis de décaisser, au cours des cinq prochaines années, 15 milliards de dollars dans le cadre de son Programme d'urgence pour la lutte contre le sida, qui comprend 10 milliards de dollars de nouveaux fonds, dont 1 milliard est réservé au Fonds mondial de lutte contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme.

Les Etats-Unis ont toujours été et demeurent le principal bailleur de fonds de cette institution, avec un engagement total de 1,6 milliard de dollars, soit en gros 35 % de toutes les ressources promises.

Aux Etats-Unis comme à l'étranger, le ministère de la santé et des services sociaux est en train d'augmenter les appuis réservés à la prévention et à la recherche dans le domaine du VIH/sida. Je suis convaincu que notre mission en Afrique sera fructueuse et m'aidera à ramener des idées nouvelles. En outre, pendant que je serai en Afrique, le directeur fédéral de la santé publique, M. Richard Carmona, fera un discours à l'intention des employés du ministère de la santé et des services sociaux au sujet de l'impact de l'épidémie sur les Etats-Unis. Ensuite, il représentera les Etats-Unis à une conférence sur le VIH/sida organisée en Amérique latine.

L'année dernière, le gouvernement Bush a consacré plus de 16 milliards de dollars à la lutte contre le VIH/sida et cette année, il a fait une demande d'attribution budgétaire de plus de 18 milliards de dollars au titre des programmes de lutte contre cette maladie, aux Etats-Unis comme à l'étranger. Le ministère de la santé et des services sociaux appuie un large éventail de programmes de prévention, de dépistage, de traitement et de recherche, et il est en train d'augmenter ses engagements envers les agences et les initiatives qui gèrent ces programmes, notamment les Centres d'épidémiologie, les Instituts nationaux de la santé et l'Administration des ressources et services de santé, qui est responsable de la mise en oeuvre de la loi Ryan White CARE (première source de fonds fédéraux pour les soins et le soutien à l'intention des personnes atteintes du sida aux Etats-Unis).

Tous ces efforts ont permis de fournir des traitements aux pauvres, de mettre au point des médicaments qui prolongent et améliorent la vie des sidéens, d'intensifier les campagnes de prévention et de propager les bienfaits de ces programmes dans d'autres pays, particulièrement ceux qui sont le plus dans le besoin.

J'invite les Américains qui souhaitent obtenir plus de renseignements sur ce sujet à appeler les Centres d'épidémiologie du ministère et la ligne permanente de prévention nationale du sida, au numéro suivant : 1-800-342-2437, ou à consulter la page Web du Federal World AIDS Day à l'adresse suivante : www.omhrc.gov/worldaidsday.

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