Brice Mbeze
3 Décembre 2003
Depuis quelques jours, les habitants du quartier Nlongkak vivent au rythme des fêtes de fin d'année.
Leur " Rond point " brille déjà de lumière. La Communauté urbaine de Yaoundé a déjà fait installer les guirlandes. A la tombée du jour, elles commencent à scintiller et installent les riverains dans une véritable ambiance de fête. La frénésie des fêtes s'est déjà, par ailleurs, emparée de la ville. Les commerces, les sociétés, les administrations publiques comme privées, les cabarets, les restaurants, les buvettes ont lancé les préparatifs.
Les artères des différentes avenues de la capitale sont pleines d'affiches et de banderoles. Quand ce n'est pas un concert qu'on annonce, c'est la publicité d'un spectacle qui est faite. En jetant un coup d'oeil sur quelques uns de ces bouts de tissus, on apprend, par exemple, que " Petit Pays alias Rabbi " se produira dans quelques jours à l'Abbia et au Mateco (Sic) ou encore qu'une discothèque de la capitale lance un nouveau concept pour attirer les jeunes filles en décolleté et les jeunes gens férus d'ambiance.
Les opérateurs de téléphonie mobile sont les principaux acteurs de ces fêtes. Ils ont lancé de vastes campagnes de promotion publicitaire. Ils se livrent, par ailleurs, une concurrence sans merci. Pendant que l'un annonce la baisse des tarifs entre le 1er décembre et début janvier, l'autre bat campagne pour une autre innovation. L'objectif non déclaré étant, bien sûr, d'inciter les clients à la consommation. Les panneaux publicitaires de la ville sont remplis de messages. Les pages des journaux, les ondes des radios et de la télévision sont quasiment inondées de messages à caractère publicitaire. Certaines sociétés ont passé les commandes des agendas, des cadeaux quand elles ne préparent pas tout simplement la cérémonie de l'arbre de Noël.
Les grandes surfaces ont lancé les " soldes ", les opérations qui consistent à réduire les prix des articles. Les gérants des buvettes d'Ekounou, Mvog Ada, Obili prennent les dispositions pour faire face à la demande. Dans les ménages, on prépare soit des mariages, soit des baptêmes ou des premières communions. L'heure est aussi venue où certaines relations se brisent. A ce moment précis, certains conjoints prennent la poudre d'escampette, fuyant ainsi leurs responsabilités. Les plus courageux ne réapparaissent qu'en janvier. Heureuse comme cette fille rencontrée dans un taxi dimanche dernier. Elle venait de recevoir son " argent des fêtes ". Elle s'est permise de dévoiler son montant. Elle a reçu 100.000 francs. Mais rien ne l'empêche de faire un tour chez le deuxième " petit " et un autre chez le troisième " bon gars".
Be the first to Write a Comment!
Copyright © 2003 Cameroon Tribune. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.