Guy-Marin Kamandji
4 Décembre 2003
Kinshasa — La période d'inscription prolongée au 15 décembre dans tous les établissements
Dans un entretien organisé lundi dernier à son bureau avec la presse, le Directeur Général de l'Institut Supérieur de Commerce (ISC), Emmanuel KANGA, a indiqué que les "gens qui travaillent dans cet espace sont disposés à revêtir le manteau de professeurs d'université". Il a soutenu disposer d'un corps professoral qualifié, composé d'une vingtaine de Docteurs, d'une cinquantaine de Chefs de Travaux et de jeunes Assistants recrutés. Une université, c'est d'abord un état d'esprit, a-t-il relevé.
La mutation de l'ISC en université est le fruit de la réforme de l'enseignement supérieur et universitaire (ESU), initiée par l'actuel ministre Emile Ngoy, dans le cadre du pacte de modernisation de ce secteur. "Cette réforme est venue renforcer notre vision de changement", a déclaré le DG. Dans cette réforme, les réfléxions se sont portées notamment sur le contenu des cours et leurs intitulés. "Il nous a été donné de constater que nos étudiants sont surchargés. Les cours sont passés ainsi de 16 à 10 en 1ère année, de 18 à 10 en 2ème. Cela prouve à suffisance qu'il y a vait nécessité de faire quelque chose", a poursuivi le n°1 de l'ISC.
Ce dernier trouve que c'est une bonne chose que l'ISC puisse être un espace universitaire. Dans cette perspective, on pourrait créer autour de l'ISC d'autres facultés. "Je crois que cette démarche peut répondre aux exigences de l'heure. Vous n'avez qu'à voir l'engouement de la population; beaucoup d'étudiants veulent venir à l'ISC. Est-ce que nous devons continuer à fonctionner comme si cette demande était imaginaire? Non", a souligné le Prof Kanga. Tout en soutenant donc la démarche, il a fait savoir que "l'ISC en tant qu'institut technique fonctionnant dans cet espace-là, doit garder sa spécificité. Nous pourrons avoir au sein de cette université des facultés nouvelles à créer et un institut technique qui va accueillir les gens manifestant le désir de faire la comptabilité, l'informatique de gestion ,...".
Du côté des infrastructures, un effort est en train d'être fourni par rapport à cett mutation. Le DG Kanga a rassuré que le bureau des professeurs construit est déjà terminé; "nous sommes en train de construire les salles des cours; d'équiper le laboratoire informatique. Tous ces efforts sont faits en vue de faire face à ce défi", a-t-il précisé.
Quant au calendrier de l'année académique 2003-2004 dont la clôture est fixée au 31 juillet 2004, le DG a demandé à tous les enseignants de son institut de mettre les bouchées double pour être à ce rendez-vous. Le respect du calendrier permet d'être crédible et surtout de laisser aux enseignants le temps de se reposer, évitant ainsi beaucoup de maladies.
A ce sujet, un communiqué du ministre de l'ESU, daté du 1er décembre, demande aux chefs d'établissements de prolonger jusqu'au 15 décembre 2003 la période d'inscription. Le délai initial était fixé au 30 novembre. Ce prolongement tient compte de la publication en cours des résultats des examens d'Etat de l'édition 2002-2003.
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