Ibrahima Ndiaye
9 Décembre 2003
Les secteurs de l'énergie et des mines pourraient connaître dans notre pays d'importantes mutations. Avec la réalisation très prochaine d'un cadastre minier, le Sénégal devrait encore franchir des pas encore plus importants.
Le ministre de l'Energie et des Mines, Madické Niang, qui a effectué hier une visite de prise de contact au sein de certains services relevant de son département, a dressé ainsi son tableau de bord conformément aux directives du chef de l'Etat.
« Il est temps que les Sénégalais bénéficient des ressources minières de notre pays », a ajouté le ministre, précisant par ailleurs qu'au courant du mois de janvier, il y a eu d'importantes découvertes dans le secteur. De la direction de l'Energie à l'Agence de gestion et de coopération en passant par la direction des Mines et de la Géologie, Petrosen, aux exploitations de gaz de Gadiaga et de Kabor, le ministre et sa suite ont pu noter les efforts entrepris ces dernières années en vue de doter ces secteurs de moyens adéquats devant contribuer au développement économique de notre pays. La direction de l'Energie, qui a à sa tête Cheikh Diakhaté, a déjà élaboré de nouvelles orientations qui permettent d'avoir une plus grande visibilité de ce secteur. Cette vision, selon le ministre, est « fondamentale puisque prenant en charge les réformes entreprises en direction de ce secteur ». Les mines et la géologie ne sont pas en reste dans la mesure ou la réalisation du cadre minier devrait constituer une étape décisive dans l'évolution de cette filière. Selon son directeur, Eugène Ngor Faye, au cours de cette année, déjà, d'importantes réalisations ont vu le jour.
Il s'agit, par exemple, de l'adoption du Code minier, de la mise en place de la politique minière, etc. A Petrosen, une société pétrolière créée en 1989, l'on s'est également rendu compte de la place importante qu'occupe ce secteur dans le développement économique et social de notre pays. En présentant sa société, le directeur général, Serigne Mboup, a parlé de la mission dévolue à cette structure qui répond ainsi à ses besoins, mais aussi aux sollicitations des compagnies pétrolières. Cette société, selon M. Mboup, se charge également d'assurer une promotion du bassin sédimentaire sénégalais par un système de gestion informatisé des données qui a nécessité un investissement de plus d'un milliard de Fcfa. Cette société compte à son actif 142 forages forés, 49.251 points de levées gravimétriques et magnétiques, etc. Aux bases de Gadiaga 2 à Diamniadio et Kabor, la société Ortesa international a pris le relais de Petrosen dans l'exploitation du gaz. Le directeur des opérations de cette structure, Jean Hamed, a indiqué que sa société est à mesure de fournir à la Senelec le gaz dont elle a besoin pour ses trois tribunes. Une des unités de stockage dispose d'une capacité de 20.000 m3 et a nécessité un investissement d'environ 7 milliards de francs cfa. Le gaz produit ici est dit « propre » puisque ne comptant pas de déchets.
Le ministre, qui a apprécié les « résultats encourageants » des différentes structures, a dit qu'il reste encore beaucoup à faire au niveau surtout de la filière des mines qui devrait constituer un important levier de notre département économique. Des pays comme le Mali disposent déjà d'un cadastre qui détermine ainsi toutes les ressources dont dispose le pays. Mais, ce que compte faire le ministre, c'est de traduire en actes concrets les engagements du président de la République pour que « ce secteur profite véritablement aux Sénégalais ». Il a toutefois décerné une mention spéciale à Petrosen qui, chaque année, dégage 250 millions de francs afin « de jouer son rôle dans le secteur ».
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