Ansoumana Sambou
10 Décembre 2003
Dans le dessein d'améliorer le bien-être social par les sciences et la technologie, le ministère de la Recherche scientifique et technologique envisage d'ouvrir des centres de recherche sur l'étendue du territoire national.
« Les rapports entre la science, la technologie et la société se posent de manière particulière pour chaque société tout en revêtant une part d'universalité par la diffusion des connaissances et du savoir faire ». C'est fort de cette conviction que le ministère de la Recherche scientifique et technologique a initié un programme national de Centre de recherche et d'essais (Cre). Ces unités de recherche « sur les moyens d'application d'innovation scientifiques et technique pour le bien-être social » sont prévues sur toute l'étendue du territoire national, ainsi que l'indique le bulletin de liaison de ce département ministériel, Restech. De la région à la communauté rurale, voire certains villages, en passant naturellement par les départements et les communes. Définis comme des structures décentralisées du ministère de la Recherche scientifique et technologique (Mrst), ces structures sont investies d'une mission qui consiste à « l'innovation et la recherche des moyens d'application des résultats de la recherche pour le développement endogène du pays ». Le champ d'activité de ces centres s'étend à tous les domaines de la science et de la technologie. Des nouvelles technologies aux activités économiques (agriculture, élevage, pêche, etc.), avec un accent particulier sur les petites et moyennes entreprises.
Ces centres dont l'objectif est « l'offre d'un cadre multi-pôle de saisie et d'élaboration de procédés d'outils d'amélioration du bien-être social par les sciences et la technologie » seront dirigés par des chercheurs, des ingénieurs ou, à défaut, des spécialistes répondant au profil requis. Appelés à travailler en collaboration avec les chercheurs isolés, les institutions publiques et privées et les structures locales, les Cre sont chargés de la collecte des informations à caractère technique, scientifique et socio-économique « permettant de mettre en cohérence, dans le cadre d'une planification, les acquis sociétaux avec les perspectives globales du pays ». Défini comme un « centre de gravité » pour les groupements d'intérêt économiques (Gie) et les entreprises, ces structures sont tenues d'élaborer un programme d'activité à soumettre au ministère de la Recherche scientifique et technologue promoteur du projet. Ces centres seront administrés par un Conseil scientifique de six membres.
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