Alain Just Coly
11 Décembre 2003
Le système postal mondial va peut-être bientôt voir se développer un système de cachet électronique, sorte de timbre postal numérique, pour sécuriser les échanges et le commerce électroniques.
Le système s'appelle tout simplement " cachet postal électronique " (CPE). C'est l'équivalent numérique du cachet postal apposé sur les lettres affranchies. On peut donc l'utiliser, que l'on soit entreprise ou particulier, comme cachet à date et à horaire certifiés pour tout document électronique. Il valide les signatures électroniques, stocke et archive toutes les données qui les garantissent en cas de contestation judiciaire. Le cachet postal électronique est déjà en service, sous différentes versions, dans les postes de certains pays (Belgique, Canada, France, Italie, Portugal, Etats-Unis), mais l'Union postale universelle (UPU), un organisme des Nations Unies regroupant l'ensemble des administrations postales du monde, a élaboré une interface normalisée qui permet d'envoyer et de recevoir, par l'intermédiaire d'applications informatiques, des cachets postaux électroniques à destination et en provenance de toutes les administrations postales respectant la norme établie. L'UPU et certaines administrations postales travaillent actuellement avec des éditeurs de logiciels afin d'intégrer la norme mondiale dans des applications telles que Microsoft Office, Adobe Acrobat et Sun StarOffice, logiciels largement utilisés par les usagers de l'informatique. "Le but est, selon l'UPU, de créer un environnement dans lequel les particuliers et les entreprises pourraient appliquer une signature numérique reconnue par la loi aux documents et aux transactions électroniques ".
Dès à présent, des extensions du CPE existent pour le traitement de texte Word aux Etats-Unis et au Canada et pour le client mail Outlook Express au Portugal, permettant ainsi " de préserver l'intégrité des envois postaux numériques, ajoutant ainsi une valeur considérable au commerce électronique ". Du côté des utilisateurs, des frais de transaction peu élevés, comme pour les timbres-poste, sont perçus chaque fois qu'un CPE est apposé sur un document. L'UPU espère qu'un service mondial de CPE sera disponible dans le courant de l'année 2004, et que ces timbres numériques deviendront aussi un outil d'authentification universellement admis. Le service est actuellement présenté à Genève dans le cadre du Sommet mondial de la société de l'information.
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