Le Soleil (Dakar)

Sénégal: Reconnaissance et équivalence des diplômes du supérieur : le CAMES face aux exigences des nouvelles mutations

Saint-Louis — Les travaux du colloque du Conseil Africain et Malgache pour l'enseignement supérieur (CAMES) ouverts lundi 8 décembre et qui se poursuivent à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis prennent fin demain, vendredi.

Axée sur la reconnaissance et l'équivalence des diplômes, cette 21e session qui entre dans le cadre des activités du CAMES va ainsi procéder, comme l'avait si bien souhaité le recteur de l'UGB, le professeur Ndiawar Sarr lors de l'ouverture solennelle, "à l'évaluation de nombreux diplômes étrangers en tenant compte des référentiels du CAMES, et cela avec toute la rigueur scientifique et académique requise". L'on sait que pour cette présente édition, une quarantaine de diplômes ont été soumis à l'examen aux experts des pays membres et non membres. Ces diplômes, selon le Secrétaire général du CAMES, Mouhamadou Moustapha Sal, "se répartissent comme suit et par établissement : Agitel-Formation (07), Bio-Formation (01), Cesag-Dakar (04), Ecole supérieure Multinationale des Télécommunications (ESMT)-Dakar (03), Ecole supérieure de Technologie et Management (ESTM)-Bamako (04), Institut Africain d'Administration et d'Etudes Commerciales (IAAEC) (02). Il y a également l'Institut Supérieur d'Informatique et Gestion (ISIG)-Ouagadougou (05), l'Institut Supérieur de Philosophie et Sciences Humaines-Don Bosco de Lomé (03), ISCOM :UCAO-UUA- Abidjan (03), PIGIER-Abidjan (01) qui ont présenté des dossiers. Ainsi que les universités : Gamal Abdel Naser-Connakry (01), Libre du Burkina-Fasso (02) et Gaston Berger de Saint-Louis (01) et, enfin, le Groupe HECI-Université Internationale (04).

Ce qui fait un total de 44 diplômes sur lesquels se penchent, depuis mardi, au deuxième jour du colloque les experts scientifiques répartis dans trois commissions rien que pour leur évaluation. Auparavant, un atelier sur le programme de Reconnaissance et Equivalence des diplômes avaient réuni tous les participants. Cela conformément au souhait lors de la 20e session du Conseil des ministres du CAMES de voir l'aboutissement d'une harmonisation parfaite entre les diplômes délivrés par les Etats membres du CAMES et ceux délivrés par les autres pays non membres. "Je crois que c'est là une manière d'instaurer un mode comparatif permettant une évaluation équitable des titres et diplômes", souligne le Recteur de l'UGB. Ndiawar Sarr d'attirer l'attention sur le fait que : "le milieu universitaire africain, en tant que creuset du savoir universel et cadre privilégié de coopération internationale, devrait s'adapter aux nouvelles mutations de l'enseignement supérieur qui s'opèrent partout dans le monde.

Ceci devient une exigence de notre temps face aux bouleversements du monde qui se traduisent par la constitution de nouveaux espaces socio-politiques, économiques, scientifiques et culturels". D'où donc, poursuit le recteur Ndiawar Sarr, "nos universités ont l'obligation, à l'instar des universités des autres continents, de se conformer aux nouvelles normes qui régissent l'enseignement supérieur : je veux parler spécifiquement du système LMD (licence-Master-Doctorat). L'idée qui sous-tend ce nouveau système constitue un levier puissant qui pourra, à l'avenir, régler définitivement les problèmes liés à l'Equivalence et à la Reconnaissance des diplômes". En tout cas, les Etats membres du CAMES qui ne semblent pas dormir sur leurs lauriers en ont pris conscience de cette nécessité d'être au diapason de toutes les mutations qui s'opèrent dans le système de l'enseignement supérieur. Car c'est à ce prix seulement que les universités pourront maintenir, "un niveau standard", rester compétitives et entretenir des contacts et des échanges équilibrés avec la communauté scientifique internationale. C'est à ce titre que le CAMES aide à la réorganisation de l'espace scientifique des universités et autres institutions d'enseignement supérieur des pays membres afin de redynamiser la mobilité des étudiants dans le champ académique mondial. Le prix à payer pour la valorisation d'un enseignement supérieur de qualité au service du développement de l'Afrique.

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