Ashvin Rajarai
11 Décembre 2003
Port Louis — Le gouvernement veut aider le secteur non bancaire à se développer et favoriser l'émergence d'institutions financières afin de faire baisser le coût du crédit.
Le ministre du Développement économique, Sushil Khushiram.
LE CoûT du crédit est trop élevé. Le ministre du Développement économique, Sushil Khushiram, estime que cette situation est due à un manque de compétition dans ce domaine. Pour y remédier, le gouvernement compte encourager la compétition en favorisant l'émergence d'institutions financières qui proposeront de nouveaux types de produits.
Le ministre Khushiram, s'exprimait hier soir à l'occasion d'un dîner dans le cadre du séminaire régional organisé par la Banque mondiale et la Financial Services Commission (FSC). "L'accès au financement est relativement facile irrespectivement de la taille des entreprises. Néanmoins le coût du crédit demeure relativement élevé.Il n'y a pas de différence significative dans les taux pratiqués par les divers sources de crédit. Cela indique un manque de compétition."
De plus, les entreprises sont généralement liées à une banque car les institutions bancaires ont tendance à placer des hypothèques sur les actifs des entrepreneurs. Cette pratique agit comme un obstacle à la compétition, poursuit le ministre. Le gouvernement encourage les institutions financières non bancaires à se développer davantage.
Ainsi, ces sociétés financent les projets des entreprises sans demander à ces dernières de garanties bancaires particulières. Les secteurs concernés sont les firmes de crédit-bail, les sociétés d'affacturage et les compagnies de capital à risque. En effet, ces intermédiaires offriront une alternative aux banques, et d'autre part, apporteront plus de compétition et d'efficience dans le secteur financier.
Développement du crédit-bail
Par ailleurs, à travers cette mesure, le gouvernement compte favoriser la relance du marché financier avec la création de nouvelles sources de financement. Le ministre rappelle que le secteur du crédit-bail a connu un développement très important ces dernières années. "Il y a aujourd'hui près de 11 compagnies qui détiennent des actifs, en crédit-bail représentant 3,5% du produit intérieur brut (PIB)." Il espère que les petites et moyennes entreprises vont pouvoir se développer et renouveler leurs équipements grâce à ce type de financement.
Le gouvernement compte sur les société de capital à risque pour le financement des investisseurs institutionnels. Le ministre souhaite voir l'émergence de nouvelles entreprises dans le domaine de la technologie informatique et la biotechnologie par exemple. Par ailleurs, le gouvernement compte adapter la législation afin d'aider les institutions financières non bancaires dans leur développement. Cela concerne le Banking Bill, The Bank of Mauritius Bill, le Securities Bill, le Collective Investment sheme Bill entre autres. Dans un souci de transparence et de bonne gouvernance dans les entreprises le le ministre Khushiram insiste sur l'importance du Financial Reporting Council.
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