Jalel Mestiri
11 Décembre 2003
A l'arrivée du groupe d'inspection de la Fifa, les Fédérations tunisienne et libyenne confortent leur ferme intention de poursuivre leurs efforts pour une organisation conjointe du Mondial 2010.
L'optique choisie par la Tunisie dans le cadre d'une candidature à l'organisation de la Coupe du monde 2010 (en pleine collaboration avec la Libye) n'est pas seulement une garantie de réussite. Elle s'impose aussi et surtout en tant qu'approche s'inscrivant dans une logique sportive qui ne manque pas d'en saisir aussi bien la signification d'un pareil événement que l'orientation d'une politique et d'une stratégie avant-gardistes.
La Tunisie de l'ère nouvelle a réhabilité le sport. Dans sa signification la plus profonde, mais aussi dans sa vocation et dans ses différentes prérogatives. Ses priorités ne sont plus les mêmes. Ses exigences aussi. Elles ont d'autres noms, d'autres significatives. Elles s'inscrivent dans des convictions et dans des démarches qui ne peuvent forcément exister en dehors des représentations à travers les principes et les valeurs d'une politique exceptionnelle.
Terre d'accueil, de dialogue, de stabilité, de sécurité et de paix, la Tunisie se porte candidate avec la Libye, à l'organisation de la Coupe du monde 2010. La première qui aura lieu dans le continent africain et pour laquelle la Tunisie peut d'ores et déjà jouir de la confiance et de la reconnaissance des instances sportives internationales. D'ailleurs, ce n'est pas un hasard si elle s'est vu confier à trois reprises l'organisation de la Coupe d'Afrique des nations (1965, 1994 et 2004), à deux reprises les Jeux méditerranéens (1967 et 2001) et prochainement le championnat du monde de handball. Pour saisir l'ampleur de pareil événement et pour prendre la mesure d'une confiance aussi significative, il faudrait certainement se reporter aux acquis et aux réalisations d'un pays dont les performances ont touché tous les secteurs et tous les domaines dans lesquels la virtuosité humaine est partie prenante.
Le sport en fait partie. Le respect et la considération dont la Tunisie jouit à l'échelle internationale traduisent ce qu'elle peut accomplir et réaliser justement de mieux et de plus fort. Déjà lors de sa dernière visite à notre pays, le patron de la Fifa, Joseph Blatter, s'est déclaré impressionné par les acquis sportifs en Tunisie. Entendez des installations à la pointe du progrès, des efforts humains et financiers qui ne se contentent pas de retenir l'attention, mais qui forcent le respect et font même la différence.
La visite des responsables de la plus grande instance internationale du foot s'inscrit dans le cadre de l'inspection qu'effectue la Fifa aux pays candidats au Mondial 2010.
Ils seront les témoins d'une infrastructure de premier ordre, de projets grandioses qui vont au-delà des structures sportives pour englober tout ce qui a et aura un lien de près ou de loin avec une manifestation aussi importante que la Coupe du monde. Seule la réalité du terrain délivre la vérité. Les inspecteurs de la Fifa saisiront sur le tas ce que la Tunisie a réalisé et ce qu'elle est davantage capable d'accomplir et d'obtenir.
Sur la même lancée
La candidature pour l'organisation de la Coupe du monde ne déroge pas à la règle. Elle ne peut encore une fois que mettre en valeur l'idée d'une activité sportive qui n'a plus de frontière, qui favorise le rapprochement des peuples et dont les objectifs et les ambitions sont envisagés en tant que cause commune. D'ailleurs et en prélude à cette visite d'inspection de la Fifa, la Fédération tunisienne de football et son homologue libyenne ont réaffirmé dans un communiqué la décision de présenter une candidature commune. Les deux fédérations expriment du reste leur ferme intention de poursuivre leurs efforts communs pour la candidature tuniso-libyenne, tout en réaffirmant le droit du continent africain à une organisation commune, à l'instar du continent asiatique, le Japon et la Corée du Sud qui avaient organisé conjointement le Mondial 2002.
Les deux fédérations n'ont pas manqué aussi d'exprimer leur accord total sur les dispositions concernant l'organisation d'un pareil événement et cela notamment à travers la constitution d'un comité d'organisation commun, l'installation d'un centre de presse commun et la mise en place d'un programme de promotion conjoint
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