United States Department of State (Washington, DC)
Par Colleen Flanagan, rédactrice du "Washington File"
11 Décembre 2003
analyse
Washington, DC — Il faut cependant trouver des solutions aux problèmes relatifs aux engrais et à l'irrigation.)
Si les Africains avaient recours à la biotechnologie pour accroître le rendement de leurs cultures, l'un des nombreux avantages qu'ils pourraient en tirer serait de plus abondantes récoltes de pois indiens (doliques), de coton, de maïs et de graines de soja pour l'exportation.
C'est ce qu'ont fait valoir des spécialistes participant, le 9 décembre à Washington, à une table ronde sur la biotechnologie et l'agriculture en Afrique, organisée dans le cadre du Troisième Forum de la coopération commerciale et économique entre les Etats-Unis et l'Afrique subsaharienne.
Evoquant l'éventail de moyens permettant de diversifier les produits agricoles africains - des produits qui pourraient être exportés en vertu de l'AGOA - les participants à la table ronde ont été unanimes à mentionner les avantages de la biotechnologie. Les intervenants comprenaient des Américains et des Africains attachés à des entreprises spécialisées dans la biotechnologie ainsi que des médecins et des scientifiques.
De l'avis du professeur Diran Makinde, de l'organisation AfricaBio, il faudrait utiliser les outils de la biotechnologie pour améliorer la qualité des récoltes et augmenter les rendements en Afrique. Les coûts de production s'en trouveraient réduits et de nouveaux marchés seraient ainsi créés.
"Je voudrais que les exploitants africains puissent avoir accès à cette technologie et évaluer personnellement les avantages qui y sont liés", a-t-il dit, ajoutant que les cultures de pois indiens, de coton, de maïs ont toutes bénéficié de l'aide de la biotechnologie.
De l'avis de Cyril Broderick, président de la Société internationale des scientifiques africains, le potentiel de la biotechnologie ne sera jamais pleinement réalisé si on ignore les insuffisances en matière d'engrais et d'irrigation. "Sans une fertilisation et une irrigation adéquates, les rendements seraient bien trop faibles et pas du tout rentables. Les avantages de la biotechnologie seraient sapés. Une irrigation faite à bon escient peut prolonger la croissance tout au long de la saison sèche, et la fertilisation peut aider à lutter contre les mauvaises herbes", a-t-il expliqué.
Et d'ajouter : "Les ministres africains ont lancé un appel auprès des importantes institutions financières, notamment de la Banque mondiale, pour que soient fournis 16 milliards de dollars par an afin de trouver des solutions aux graves problèmes de l'Afrique en matière d'eau."
"La technologie n'est certainement pas la panacée, mais elle a sa place dans la production agricole en Afrique", a fait remarquer M. Rob Horsch, vice-président de la société Monsanto pour la coopération en matière de produits et de technologies.
"D'après ce que je vois, l'Afrique a suffisamment de soleil, de terres et d'eau pour produire bien plus qu'elle ne le fait à l'heure actuelle", a-t-il dit.
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