A.s.
12 Décembre 2003
améliorer davantage le conditionnement
Le secteur de l'huile d'olive offre aujourd'hui des opportunités réelles pour un partenariat plus efficace, notamment au niveau de la modernisation des systèmes de trituration, du conditionnement et du développement du mode bio. C'est là l'idée force retenue lors de la journée de partenariat tuniso-italien dans le secteur de l'huile d'olive organisée par l'Apia.
La production tunisienne d'huile d'olive est estimée en moyenne à 173.000 tonnes par an et peut être largement supérieure, puisqu'un record de 300.000 tonnes a été atteint en 2000.
La Tunisie est également le principal producteur d'huile d'olive en dehors de l'Union européenne et occupe le 4e rang à l'échelle mondiale après l'Espagne, l'Italie et la Grèce.
Cette production tunisienne est traitée, comme le relève le chef du cabinet du ministère de l'Agriculture, de l'Environnement et des Ressources hydrauliques, au nom du ministre, «par près de 1.440 huileries dont la capacité totale de trituration est de l'ordre de 23.000 tonnes d'olives par jour».
En parallèle, souligne-t-il, «l'importance du secteur oléicole apparaît aussi à travers les ressources en devises qu'il procure au pays». En effet, «avec des exportations moyennes de 110 mille tonnes par an, l'huile d'olive occupe le premier poste des exportations alimentaires avec environ 40% de la valeur de ces exportations».
De ce fait, estime-t-il, «le secteur offre aujourd'hui des perspectives très importantes de partenariat tuniso-italien dans des créneaux différents comme celui de la modernisation des systèmes de trituration». Il est vrai, en effet, que les unités modernes constituent actuellement environ 30% des équipements utilisés pour l'extraction de l'huile d'olive. L'objectif est donc d'accroître cette proportion et de l'étendre à toutes les régions oléicoles.
Le partenariat tuniso-italien peut miser en parallèle sur la création de nouvelles unités de conditionnement.
Car le conditionnement «dans des emballages de qualité lui confère une valeur ajoutée supplémentaire». Cette question est d'autant plus urgente que «85% de nos exportations se font actuellement en vrac».
Le partenariat doit chercher, d'un autre côté, le développement de l'oléiculture biologique. En effet, la majorité des oléiculteurs tunisiens «n'utilisent pas (ou peu) d'engrais et de pesticides chimiques et les procédés de transformation de l'huile biologique ne diffèrent pas vraiment du mode conventionnel, ce qui facilite le passage à la production biologique».
Aujourd'hui, apprend-on, «près de 28.000ha d'oliviers et quelques huileries sont certifiées biologiques».
Le chef du cabinet observe dans ce même contexte «qu'avec la tendance mondiale à consommer des produits biologiques, la conversion en mode bio de l'oléiculture et de la trituration des olives constituent des créneaux d'investissement porteurs».
L'ambassadeur de l'Italie en Tunisie note de son côté que «la Tunisie offre un environnement favorable à l'ancrage d'un véritable partenariat dans le secteur de l'huile d'olive». Un secteur qu'il qualifie de «stratégique».
Pour lui, les opérateurs tunisiens et italiens «doivent mettre à profit leur complémentarité pour améliorer les technologies relatives à l'industrialisation de l'huile d'olive».
Il note par ailleurs que les «acteurs économiques tuniso-italiens doivent jeter les bases d'un partenariat solide et diversifié».
Un tel objectif est tout à fait réalisable car, souligne-t-il, «nos relations sont déjà excellentes».
A titre d'indication, les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint en 2002 les 3 milliards 600 mille euros.
Mieux, pour les 10 premiers mois de l'année en cours, ces échanges ont enregistré une augmentation de 9%, ce qui confirme «les signes d'une reprise économique très forte».
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