Babacar Dione
12 Décembre 2003
La Rencontre africaine pour la défense des Droits de l'Homme (Raddho), dans le cadre de la célébration de la déclaration universelle des droits du 10 décembre 1948, a organisé, avant-hier, en partenariat avec la fondation Friederich Ebert, une table ronde. C'etait à l'hôtel téranga.
La stabilité est gage d'une paix et d'une sécurité humaine. Comprise dans ce sens, la région Ouest-africaine, en proie à des guerres civiles, des conflits ethniques, politiques et religieux, attire l'attention de M. Alioune Tine, secrétaire général de la RADDHO et ses collaborateurs d'où le thème : « Paix et sécurité humaine en Afrique de l'Ouest ». Ce thème a été au coeur des débats, au cours de la table ronde. Laquelle était présidée par M. Amadou Diallo, Directeur des affaires criminelles et des grâces au ministère de la Justice. L'importance du thème atteste de la richesse du plateau composé de personnalités telles que : le général Mamadou Seck, ancien chef d'Etat Major général des Armées Sénégalaises, M. Babacar Diallo, Directeur général du centre d'Etudes Diplomatiques et Stratégiques (CEDS), le professeur Moustapha Kassé, ancien doyen de la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion (UCAD) et le professeur Assane Seck, ancien ministre. Devant un public dans lequel on peut noter la présence de M. Oumar Ndongo, professeur d'anglais à la faculté des lettres et Sciences humaines de l'Université Cheikh Anta Diop, du représentant des imams et oulémas du Sénégal et d'autres, les orateurs se sont tour à tour prononcés sur le sujet.
Le professeur Moustapha Kassé a fait une analyse de la mondialisation, avec ses enjeux qui, à lui en croire, occasionne une ruée vers les zones riches en ressources minières comme le pétrole, le diamant, l'or. L'Afrique de l'Ouest ne peut pas donc être en marge de cette donne. Ce qui fait dire au professeur Kassé : « la nécessité d'une mise en oeuvre d'un mécanisme de régulation de la globalisation ». Cela va permettre, selon lui, de mettre un terme aux agissements des instigateurs des conflits dans le monde, plus particulièrement en Afrique. Babacar Diallo, sur cette même lancée a invité les différents acteurs Ouest-africains à une harmonisation des positions pour que « l'Afrique ne soit plus le théâtre de conflits fratricides ». « Cette harmonisation passe par un apaisement des discours politiques. Ainsi, avertit Babacar Diallo, si cette disposition n'est pas prise, l'Afrique de l'Ouest risque d'être victime des plans géostratégiques et politiques des grandes puissances. En réponse à cette démarche pour l'Afrique de l'Ouest, le Général Seck prône le renforcement des organisations transnationales comme la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).
Be the first to Write a Comment!
Copyright © 2003 Le Soleil. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.