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Afrique: Les technologies de l'information et de la communication augmentent la productivité

12 Décembre 2003


Washington, DC — Genève - A l'occasion du Sommet mondial sur la société de l'information, le conseiller scientifique du gouvernement Bush, M.

John Marburger, a souligné la contribution des technologies de l'information et de la communication à l'accroissement de la productivité aux Etats-Unis et leur potentiel pour les pays en développement.

"Les technologies de l'information et de la communication sont essentielles à la prospérité de tous les pays", a-t-il dit lors du discours qu'il a prononcé devant les délégués de 176 pays et de centaines d'organismes qui sont venus à Genève pour étudier les moyens d'étendre à toute la population mondiale les avantages de ces technologies.

"Selon les estimations, 40 % de l'augmentation de la productivité aux Etats-Unis entre 1995 et 2002 sont dus aux technologies de l'information, a-t-il dit. Notre capacité à tirer parti des possibilités offertes par les technologies de l'information et de la communication dépend de la généralisation d'une philosophie optimiste au sujet du pouvoir de la créativité individuelle et de l'esprit d'entreprise en tant que source fondamentale de la force économique."

Lors de l'entretien qu'il a accordé au "Washington File", M.

Marburger, qui est à la tête du service de la Maison-Blanche chargé d'élaborer la politique scientifique et technologique du gouvernement des Etats-Unis, a fait remarquer que le grand volume d'informations offrait aux particuliers la possibilité de résoudre des problèmes de diverses manières nouvelles. La connaissance du monde devient accessible à tous, a-t-il dit. Les entreprises des pays qui se ferment à ces informations ne sont pas en mesure d'entrer en concurrence sur le marché international. "Ces pays privent leur population de la possibilité d'être au courant (...) des choses qui enrichissent la vie."

Il est prévu que les délégués des 176 pays réunis à Genève adoptent une déclaration de principes soulignant que la liberté des médias et la liberté d'accès à la connaissance constituent des "piliers" importants de la société de l'information. La garantie de ces libertés est une question prioritaire pour les négociateurs des Etats-Unis qui ont participé à la rédaction de ce document.

Il se peut que les pays dont le gouvernement exerce depuis longtemps un contrôle sur les médias hésitent à adopter cette déclaration, mais ils ne devraient pas considérer comme une menace ou une source inévitable de discorde le grand volume d'informations existantes, a dit M. Marburger. Le renforcement des moyens de communication dans la société ne peut que contribuer à renforcer la culture de cette société. "Loin de détruire la culture, a-t-il dit, l'internet la renforce, car elle donne une voix à tous les membres de la société (...), ce qui a en général pour effet de diminuer les tensions."

Avant de devenir le conseiller scientifique du président Bush, M.

Marburger a travaillé dans deux domaines où les technologies de l'information et la communication ont entraîné des changements considérables : il a occupé les fonctions de professeur de physique et d'électrotechnique, puis de directeur d'un grand centre de recherche, le Laboratoire national de Brookhaven, avant d'être nommé à la tête de l'université de l'Etat de New York à Stony Brook.

A propos de l'influence des technologies de l'information et de la communication sur la recherche scientifique, il s'est déclaré d'avis que ces technologies avaient accru les possibilités d'entrer en relation avec un plus grand nombre de chercheurs, de collaborer plus efficacement avec d'autres chercheurs, d'obtenir plus rapidement des résultats et de passer beaucoup plus vite au stade des applications de la recherche. Elles facilitent aussi la collaboration entre scientifiques au niveau international.

Ces technologies ne sont pas réservées aux seuls scientifiques, a-t-il dit. Même les écoliers peuvent à l'heure actuelle participer à des projets éducatifs internationaux grâce à elles.

Alors qu'il était à la tête d'une grande université, M. Marburger a aussi observé comment les progrès dans ce domaine pouvaient influencer le fonctionnement de vastes institutions, accroître leur efficacité, améliorer les communications et encourager la créativité.

Dans toute institution de grande importance, qu'il s'agisse d'une administration publique, d'une société ou d'une université, a-t-il indiqué, les fonctions administratives telles que celles du service du personnel ont changé considérablement du fait que les ordinateurs dotés de logiciels perfectionnés peuvent traiter un plus grand volume de données de diverses façons.

Ces progrès ont des effets très positifs. "Certains, a-t-il dit, s'inquiétaient du fait que les ordinateurs puissent déshumaniser le lieu de travail, mais je crois que c'est l'inverse. La possibilité de tenir compte de toutes les différences individuelles permet à toute institution d'être plus humaine et de mieux satisfaire les besoins individuels."

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