Amar Rafa
14 Décembre 2003
Poursuivant sa tournée qui l'a mené dans plusieurs wilayas du pays, notamment Oran, Biskra, le secrétaire général du FLN, Ali Benflis, avait rendez-vous hier avec la base militante du parti à Alger.
Accompagné à son entrée dans la salle par El Hadi Khediri, Mohamed Cherif Kharroubi, Karim Younes, président de l'APN et des membres du bureau politique du parti, Ali Benflis a été accueilli sous les scansions : «Ali Benflis président.» C'est dans une ambiance préélectorale qu'il a retracé les grandes lignes de son programme électoral. Un programme, a-t-il dit, «qui s'inspire des principes de la révolution de Novembre 1954». Ali Benflis a présenté le parti du FLN comme «un parti modéré qui adopte le principe de la solidarité pour la cohésion de la société», «le parti qui promet aux Algériens le retour à la stabilité» et qui ambitionne de «construire un Etat démocratique, basé sur le pluralisme politique, la séparation des pouvoirs, l'indépendance de la justice et la liberté de la presse ainsi que la démocratie sociale». Pour l'orateur, cet Etat ne peut se construire avec des partis créés par l'administration mais par ceux qui, comme le FLN, ont proclamé la décision souveraine du parti, loin de toute tutelle de l'administration.Il enchaînera ensuite sur les dépassements dont est coupable cette même administration à l'égard des élus du parti afin de le faire revenir sur sa décision, pour indiquer que ce qui se passe est déraisonnable et illogique. «Car, explique-t-il, celui qui veut casser un parti voulant ramener la stabilité dans le pays, veut pousser au chaos et au retour à la décennie passée». «Ce serait méconnaître les hommes et les femmes de ce pays», ajoute-t-il.
Les problèmes de ce pays sont liés aux réformes dans plusieurs secteurs notamment la justice, la condition féminine le développement local, et ceux ayant découlé des grandes fractures sociales», a-t-il lancé en direction de l'assistance, pour ensuite énumérer les problèmes du chômage et de la pauvreté dont souffrent certaines catégories d'Algériens. En abordant la question de l'invalidation du 8éme congrès, il affirmera que l'on peut revenir à la gestion du passé et des décennies en arrière, précisant que «l'URSS s'est effondrée et que le monde entier connaît des réformes». Cela a été l'occasion pour ensuite dénoncer les pressions de l'administration à l'égard des élus et des actes et une campagne de déstabilisation du parti. Il adressera à ses militants des messages : «Tout ce qui se passe est pour le koursi» et «je ne me suis jamais sauvé du terrain, je continuerai à résister avec les hommes et les femmes». Ayant abouti à la conclusion que «rien ne peut se concevoir dans un Etat où il y a l'expansion par la violence légale», l'auteur a épinglé le ministère des Affaires étrangères pour l'utilisation des biens de l'Etat au profit d'une association illégale qu'il n'a pas nommée.Le secrétaire général du FLN a enfin insisté sur la nécessité d'un contre-pouvoir au sein de la société et mis l'accent sur les réformes à entreprendre dans les divers domaines.
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