Lyes Malki
16 Décembre 2003
D'un montant total de 30 millions de dollars, le plan d'action de l'initiative environnementale du NEPAD a été l'objet d'une conférence, hier au palais des Nations à Alger, animée par les différentes parties concernées par sa mise en oeuvre.
Inaugurée hier par le président de la République Abdelaziz Bouteflika, cette conférence a enregistré la participation de plus de 1 000 invités dont des personnalités de haut rang, à l'image du directeur exécutif du PNUE, M. Klaus Topfer, du président du Fonds de l'environnement mondial, M. Len Good, du professeur Wiseman Nkulu, président du secrétariat du NEPAD, de M. Roberto Tortoli, représentant de l'Union européenne (UE) et de M. Michel Camdessus, représentant personnel du président français Jacques Chirac auprès du NEPAD. Dans son discours inaugural, le président de la République a tenu à insister sur la nécessité d'un partenariat efficace pour venir à bout des problèmes environnementaux : «L'environnement constitue désormais un enjeu planétaire nécessitant une conception globale et une réponse solidaire», a-t-il dit, avant d'ajouter que «ce partenariat doit se déployer d'abord au niveau national. Il passe alors nécessairement par une démarche résolue et méthodique de développement de modes participatifs de gouvernance pour la conduite des processus politiques, économiques et sociaux de la vie nationale à tous les niveaux». Faisant le lien entre les problèmes de l'environnement et ceux de la pauvreté en Afrique, le président de la République a affirmé qu'«il est incontestable que la pauvreté constitue le facteur majeur des dommages causés à l'environnement», sans oublier «les autres facteurs [qui] ne sont pas non plus à négliger».
Il s'agit, entre autres, a ajouté le Président, «des défaillances relevées dans les politiques nationales et régionales notamment en ce qui concerne l'environnement et l'aménagement du territoire, ainsi que de l'insuffisance des capacités humaines, institutionnelles et financières».Au sujet des capacités financières justement, la présence de responsables d'institutions financières et des représentants du G8 et de l'Union européenne laisse croire que la disponibilité de ces derniers, leur engagement et leur implication dans la mise en oeuvre du plan d'action de l'initiative environnementale du NEPAD sont presque acquis. Selon M. Michel Camdessus, «le G8 fait alliance avec le NEPAD pour contribuer au financement des différents projets prévus et la France, à elle seule, s'engage déjà à débloquer 164 millions d'euros». Pour sa part, le représentant italien de l'UE a indiqué lors d'une conférence de presse qu'outre l'action dénommée «initiative Italie-Afrique» que son gouvernement prendra en charge, l'Italie s'engage à signer d'ici à l'année prochaine un accord pour le financement de plusieurs projets de lutte contre la désertification.
Il y a lieu de rappeler que cette rencontre fait suite à l'offre faite par l'Algérie d'abriter la conférence du partenariat pour la mise en oeuvre du plan d'action de l'initiative environnementale du NEPAD élaborée sur proposition des présidents Bouteflika, M'beki (Afrique du Sud) et Obasanjo (Nigeria). La rencontre doit adopter aujourd'hui les mesures à même d'appliquer le plan en question.
Be the first to Write a Comment!
Copyright © 2003 La Tribune. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.