Clement Tshiaba
16 Décembre 2003
Kinshasa — Le barrage d'Inga n'a pas été vendu et ne sera jamais vendu. Telle a été la déclaration de l'Administrateur délégué général de la SNEL, Alphonse Muyumba, lors de la rencontre organisée hier lundi 15 décembre 2003 au Centre d'Accueil Kimbanguiste entre le comité de gestion et les délégués syndicaux effectifs de la ville de Kinshasa. Selon le directeur du département des ressources humaines a.i., Hemedi Bayolo, cette rencontre avait pour objet de permettre au comité de gestion de répondre au mémorandum de la délégation syndicale de la SNEL adressé à l'ADG le 5 décembre 2003 sur les enjeux actuels de la société.
De la situation actuelle de la SNEL, les syndicalistes retiennent que leur entreprise fonctionne depuis les années 90 sur fonds propres générés sur la facturation de la consommation de l'énergie électrique. Ces recettes de l'entreprise ont augmente, affirment les syndicalistes. Ils dénoncent cependant le contrat de partenariat signé entre la SNEL et le sud- africain Siemens ainsi que la modicité du crédit social, la distribution des vivres de mauvaise qualité.
D'où, ils s'opposent à la privatisation et à la restructuration du sous- secteur électricité (vente du barrage hydroélectrique d'Inga). Car la situation actuelle de la SNEL a profité aux différents gestionnaires qui se sont succédés à ses commandes.
Les syndicalistes de la SNEL réclament également une réunion extraordinaire dans la première quinzaine du mois de janvier 2004 afin de régler en toute sécurité tous les problèmes récurrents. Ils récusent la signature du contrat de partenariat avec le sud- africain Siemens et celui de la réhabilitation des centrales de Zongo et de Nsanga.
Ils dénoncent la vente du barrage d'Inga et la création des micro- entreprises au sein de la SNEL au travers d'une privatisation rampante qui ne dit pas son nom.
Dans sa réponse, l'ADG de la SNEL, Alphonse Muyumba, a déclaré que toute privatisation ou toute restructuration de la SNEL sera faite avec l'apport des membres de la délégation syndicale. Il n'y a donc pas question de privatisation de la SNEL, comme l'a déclaré récemment le ministre de l'Energie devant le Parlement de transition. Pour lui, restructurer signifie changement de dirigeants, redimensionnement de l'entreprise. Selon l'ADG Muyumba, Siemens a signé avec la SNEL un contrat de performance et non de privatisation. Inga n'est pas à vendre et ne sera jamais vendu.
Par ailleurs, la masse salariale qui représente 56% des recettes est payée régulièrement même dans les centres non productifs.
Les charges de d'entreprise ont augmenté en même temps que ses recettes.
Be the first to Write a Comment!
Copyright © 2003 Le Phare. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.