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17 Décembre 2003
interview
Sous quel signe placez-vous la saison 2004 de la Fécakart ?
En 2004, notre objectif c'est de nous ouvrir vers l'extérieur. Au terme de la saison qui commence, notre champion va prendre part à la rencontre mondiale en janvier 2005. C'est une rencontre qui regroupe les meilleurs pilotes de 60 nations. Ce sera une grande première pour le Cameroun et pour l'Afrique, à l'exception de l'Afrique du Sud, qui a déjà un peu plus d'expérience dans notre discipline.
Cela fait déjà quelques années que votre fédération a débuté ses activités, peut-on savoir ce qui a changé et vers quelle direction vous comptez aller ?
Je peux vous rassurer que la fédération est en pleine expansion. Ainsi en 2004, nous aurons un classement des équipes. C'est une grande évolution qui va nous permettre d'ouvrir le karting à un plus grand nombreux d'adeptes nationaux. Nous avons un certain nombre d'opérateurs économiques qui veulent bien nous accompagner dans notre aventure. Avec les moyens financiers et la prise en charge qu'ils offriraient, de nombreux camerounais vont trouver le moyen d'exprimer leur talent. Cela est très important dans la mesure où certains ont pensé à tort ou à raison que le karting est réservé à une élite. Mais grâce à l'implication de certains opérateurs économiques, les choses vont changer.
Combien de " Teams " ont -ils déjà déclaré leur participation au championnat ?
A ce jour, sept équipes ou " Teams " se sont déjà déclarées. Ces équipes représentent 18 pilotes sur les 28 inscrits au championnat. Et je peux vous dire que d'autres entreprises tapent à la porte de la fédération pour nous accompagner dans cette belle aventure. Le soutien des entreprises est important pour le développement du karting au Cameroun.
Pour le public, il n'y a pas une grande variété sur le plateau des pilotes. Est-ce effectivement le cas ?
Je ne pense pas que ce soit le cas. Par rapport à l'année dernière le nombre de pilotes est en augmentation. Nous avions sur la plupart des lignes de départ 18 coureurs la saison dernière. Pour la première course de la nouvelle saison, nous en avons 23. 28 pilotes sont déjà inscrits et nous pouvons aller jusqu'à 33 pilotes. Ce que les gens doivent savoir c'est que tout le monde ne peut pas courir. Ce sont les meilleurs coureurs. Même en Formule 1, on ne dépasse guère 21 pilotes sur la ligne de départ en Grand prix. En 85cc, c'est vrai que trois pilotes seulement ont pris part à la course de Douala, mais il y a en cinq d'inscrits. Toutefois, il faut relever que la course dans cette catégorie est un acte de courage, de la part des pilotes et des parents. Car laisser des enfants aller si vite, n'est pas évident. Chaque course est une torture pour les parents. C'est la raison pour laquelle, la plupart de nos jeunes pilotes sont issus de parents du milieu du karting. Peu de parents ont le courage de laisser courir leurs gosses. Néanmoins nos compétitions restent palpitantes.
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