Armand Essogo
17 Décembre 2003
Les festivités marquant le cinquantenaire du collège se déroulent en ce moment.
Les jeunes générations connaissent aujourd'hui le collège de la Retraite " Regina Mundi " mais, pour les Camerounais d'un âge plus avancé, c'est le " collège Saint Esprit ". C'est en 1948 que cet établissement est créé à Mvolyé par les soeurs de la congrégation du Saint Esprit. On le désigne alors " collège des jeunes filles ". En 1950, le collège gagne son site actuel. Les mutations se poursuivent en 1960. La congrégation du Saint Esprit passe le témoin à la congrégation de la Retraite à la direction du collège. A cette époque, les collèges catholiques sont peu nombreux et les élèves viennent parfois de loin. Ils trouvent refuge à l'internat. Dans les années 70, les collèges commencent à se multiplier en ville et en brousse. Qui plus est, certains parents manifestent le désir de suivre leurs enfants dans leurs études et leur formation. Les soeurs décident ainsi d'abandonner l'internat. Dans le processus de formation, le collège se donne une vocation littéraire. Dès 1968, la direction opte pour l'harmonisation de l'éducation reçue par les filles et par les garçons dans un souci de complémentarité.
Dans les années 75-80, les soeurs de la congrégation de la Retraite se retirent de la gestion du collège et passent le témoin aux professeurs camerounais. Selon une pionnière de la congrégation, soeur Delatour, cette autre mutation s'explique par le fait que " les professeurs camerounais étaient parfaitement capables d'assurer toutes les responsabilités nécessaires et étaient plus aptes à comprendre la mentalité et les besoins nouveaux des jeunes ". Cette religieuse passe cependant 35 ans au collège. En 50 ans, les responsables ayant défilé à la tête de l'établissement sont : Soeur Aleth Latreille, Soeur Suzanne Damey et soeur Marie Annick Secher. Côté camerounais, on peut citer : Clément Mathieu Belinga, Armand Marcel Messi et l'actuel principal du collège, Marie Hélène Mbarga. Ces responsables ont continué l'oeuvre de formation entamée par les religieuses des deux congrégations.
Parmi les anciens élèves, on retrouve des noms connus comme Marie Madeleine Fouda, Rose Zang Nguélé, Jeanne Ottou, soeur Thérèse Souga dans les années 50-60, de même que Jacques Fame Ndongo, Jean Marie Atangana Mebara dans les années 70. Hier comme aujourd'hui, le collège de la Retraite a su garder une bonne réputation. Le corps enseignant justifie ces bonnes performances par la rigueur au travail et la discipline qui font de cet établissement un modèle. Depuis deux ans, le collège se situe parmi les meilleurs établissements du Cameroun selon le classement de l'Office du baccalauréat du Cameroun. Pour ce bon travail, la communauté éducative du collège de la Retraite est en fête. Hier, une table ronde a permis aux différents partenaires de ce collège d'évaluer son rendement. Demain, le personnel recevra des décorations des mains du ministre de l'Emploi, du Travail, et de la Prévoyance sociale, Robert Nkili. L'archevêque de Yaoundé, Mgr Victor Tonyè Bakot, viendra par la suite à la rencontre des jeunes de ce collège.
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