Merzak Meneceur
18 Décembre 2003
Tirant à sa fin, l'Année de l'Algérie en France est entrée dans un cycle de manifestations de clôture. Ce qui ne signifie pas que les activités artistiques et culturelles ont baissé rideau.
Bien au contraire, des dizaines de ville continuent d'accueillir des expositions picturales ou du patrimoine, des pièces de théâtre, des films, etc.Le «cérémonial» à plusieurs étages a été lancé le mercredi 3 décembre à l'Institut du Monde arabe à Paris où les organisateurs de l'Année ont remercié autour d'un verre de l'amitié un certain nombre d'artistes et d'associations qui se sont impliqués dans la salle omnisports de Bercy, comme pour boucler la boucle, l'inauguration de l'Année de l'Algérie ayant eu lieu au même endroit au cours de la nuit du 31 décembre 2002 au 1er janvier 2003. Pour la fête finale, l'affiche artistique proposera une pléiade d'interprètes algériens avec un trio majeur : Aït Menguelet pour la chanson kabyle, Mami pour le raï et Abdelmadjid Meskoud pour le chaabi.Entre ces dates vient s'intercaler une démarche qualifiée d'intellectuelle émanant d'un chef d'Etat, l'Algérien, qui veut certainement marquer de son empreinte une manifestation qu'il a initiée avec son homologue français.
En effet, demain vendredi vers 16 heures, Abdelaziz Bouteflika aura l'honneur, après avoir déjeuné avec Jacques Chirac au palais de l'Elysée, de monter sur l'estrade du prestigieux et historique grand amphithéâtre de la Sorbonne pour donner une conférence sous le thème «Cultures et civilisations : quel dialogue». Thème ô combien sensible dans la conjoncture mondiale actuelle, et même en France avec le débat sur la place de l'islam dans une société laïque, qui sera exposé devant un auditoire à coup sûr attentif mais aussi exigeant sur la prestation du numéro un algérien. Ce sont des personnalités du monde politique et culturel français, des universitaires, le corps diplomatique arabe et africain en poste à Paris, les responsables des mouvements associatifs algérien et français, des hauts cadres de l'Unesco et du ministère français de la Culture, etc., (plus d'un millier de personnes), qui seront en quelque sorte les examinateurs de l'excellence, ou non, de la contribution algérienne à l'un des grands problèmes de notre temps.
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