Mounirou Fall
18 Décembre 2003
Depuis le début des années 90, de nombreux gouvernements africains s'emploient à améliorer le cadre de l'investissement direct étranger (Ide) dans leur propre pays et sous-région. Ils ont notamment engagé des réformes économiques, visant en particulier à promouvoir le secteur privé, et cherche à améliorer le cadre réglementaire. C'est dans ce cadre que l'accord multilatéral sur les garanties de l'investissement) Miga suggère des mesures concrètes.
La plupart des pays ont mis en oeuvre des politiques de stabilisation en améliorant leurs politiques monétaires, notamment par la dévaluation de leur monnaie lorsque celle-ci était surévaluée. Beaucoup sont parvenus à réduire l'inflation et le déficit des finances publiques qui caractérisaient les décennies antérieures. Ils sont aussi de plus en plus nombreux à avoir libéralisé leur régime de commerce extérieur. Ces réformes visent notamment à donner un nouveau rôle au secteur privé et à désengager progressivement l'État des activités de production. Dans certains cas, d'ambitieux programmes de privatisation ont attiré un volume important d'investissements directs étrangers.
Des réformes économiques et de la réglementation
Les lois et règles régissant la convertibilité des monnaies nationales en devises fortes et leur transfert hors d'Afrique ont été améliorées. La plupart des pays ont pris les mesures réglementaires nécessaires pour autoriser et faciliter le rapatriement du produit des investissements. Beaucoup ont officiellement institué une série de mesures d'incitation en faveur des investisseurs étrangers. Ils sont aussi plus nombreux à adhérer aux divers traités internationaux sur le règlement des différends relatifs aux investissements. Il reste beaucoup à faire, mais, dans l'ensemble, le cadre juridique et réglementaire des pays africains devient progressivement plus accueillant pour les investisseurs étrangers. Ces évolutions positives modifient l'image du continent. L'Afrique nouvelle offre aux investisseurs étrangers plus de possibilités d'investissement et des rendements souvent bien plus élevés que dans d'autres régions du monde.
Partenariat pour l'investissement
L'aide que MIGA veut apporter à la nouvelle Afrique s'ordonne autour de deux axes principaux. Il s'agit d'assurer leurs investissements contre les risques politiques, mais aussi de donner aux investisseurs étrangers plus de certitude que leurs droits seront respectés. Le second volet concerne la fourniture de toute une gamme de services d'assistance technique et de conseil juridique, aux 42 États membres en Afrique afin d'attirer plus d'investisseurs étrangers. Les industries extractives viennent au premier rang, suivies des secteurs des hydrocarbures, des services financiers, de l'agro-industrie, du commerce de détail et des services, du tourisme, des télécommunications et des industries manufacturières.
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