Josy Mauger
18 Décembre 2003
Les fêtes de fin d'année sont aussi l'occasion d'une importante production.
Ala même période, le même phénomène se produit. Dans le domaine de la musique, la plupart des musiciens camerounais font des albums dont la sortie coïncide le plus souvent avec les fêtes de fin d'année. Les réjouissances pendant ces périodes sont " de taille " et ce n'est pas souvent le fait du hasard, si les artistes choisissent ces moments-là pour envoyer dans les bacs leur nouvel album. Beaucoup d'entre eux arrivent spécialement d'Europe pour présenter leur nouvel enregistrement, organiser conférences de presse et autres spectacles. L'effervescence qui se passe tout autour n'est peut-être pas perceptible par les mélomanes, mais toujours est-il que quelques semaines bien avant, les espaces publicitaires à la radio comme à la télévision sont envahis par un tapage digne de ce nom. A tous les carrefours et les rues bruyantes, des poteaux et des murs réservés à la pub sont recouverts d' affiches représentant les posters de ces musiciens.
C'est ainsi que depuis quelques jours, on peut voir Petit Pays alias Rabbi dans son nouveau look. Il est dans un style plus sage, affublé d'une croix et d'un chapeau d'hiver. " Dieu le père ", son dernier produit, est en train de faire son petit bout de chemin. A côté, Ratamplan lui fait la grimace, dans un accoutrement plutôt sexy, elle présente elle aussi son dernier album " Ça va ça vient ". C'est bien-sûr du bikutsi pur et dur. Samy Diko tient également le haut de l'affiche. Le couple Sergeo Polo et Guy Lobé n'est pas en reste.
Nouveau dans l'arène de la musique, Sylvain Ngondi dans une pose sage vante également les mérites de son nouveau joujou " Tchocolotcho ", un album serti de 10 morceaux. Moni Bilé, lui, a sorti il y a quelques semaines son " Spectre Mondial " en deux volumes de douze titres. Dans la capitale économique, si vous faites un tour dans les maisons de production et autres discothèques, on vous vante les mérites de tel ou de tel nouveau produit. C'est ainsi qu'hier au marché Congo à Douala, dans une maison de production musicale, quelques albums tout frais tiennent le haut de l'affiche. A en croire les producteurs, ce sont de véritables " bombes " de la musique locale qui se vendent la-bas. Les mêmes que cités plus haut. Mais le constat est quand même amer : la piraterie fait rage et cela a fait chuter les ventes. Néanmoins, Réné Fotso, producteur, est optimiste bien que pour le moment, ce ne soit surtout que les cassettes qui se vendent au détriment des CD, plus chers.
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