Le Quotidien Mutations (Yaoundé)

Cameroun: Jean Paul Mauduy : c'est dans l'intérêt des hommes d'affaires

Propos recueillis par Lazare Kolyang

18 Décembre 2003


interview

Le président de l'Union des Industries et des métiers de la métallurgie rhodanienne relève l'intérêt de la convention signée avec le collège De la Salle.

Quelles sont les sources de financement des programmes qui vont naître de cet accord ?

A l'heure actuelle, il n'y a pas encore de sources de financement clairement définies entre le collège De la Salle et le patronat français de la métallurgie. Par contre, nous avons un accord de partenariat entre le Syndustricam et nous. Et c'est à partir des besoins des entrepreneurs du Cameroun que nous faisons ce que nous sommes en train de faire. C'est donc l'affaire du Syndustricam et de la Chambre de la métallurgie d'obtenir les financements et de faire ce qui est convenable de faire. Ces financements peuvent s'obtenir auprès des institutions européennes, auprès de l'ambassade de France, de l'Agence française de développement. Toutefois, nous (Syndustricam et Chambre de Métallurgie) allons aussi intervenir financièrement dans les programmes qui seront arrêtés. Car c'est de l'intérêt commun des patronats, c'est à dire Français et Camerounais, de former des gens compétents pour que nous puissions investir et pour que nous puissions établir de véritables courants d'affaires entre les entrepreneurs Français et leurs homologues Camerounais et en particulier ceux de Rhône Alpes. Parlant de Rhône Alpes, il faut savoir que c'est la première région industrielle de France. C'est la première région du traitement de l'énergie nucléaire en Europe, mais aussi du froid et du chaud. C'est encore la première région mécanicienne de France ! Vous constatez qu'il y a un savoir-faire considérable à transmettre. La mondialisation aidant, même nos petites entreprises auront besoin de s'internationaliser.

Quel bilan faites-vous des deux années de collaboration avec le Syndustricam ?

Liens Pertinents

Cette collaboration se passe bien depuis le début. Mais le début, pour le moins, était difficile. Car, établir des relations entre des hommes, qui sont des patrons de part et d'autre, n'est pas monnaie courante. Il a fallu beaucoup de persuasion et de volonté. Aujourd'hui, nous rédigeons des textes qui vont régir notre collaboration, je suis incapable de dire qui a écrit le texte, si c'est un Camerounais ou un Français, il n'y a plus de différence. Il y a eu un travail considérable de rapprochement entre les hommes. Dans ce premier bilan, nous avons fait une étude sur les besoins des entreprises en vue de déterminer les programmes prioritaires permettant le développement de la compétitivité des entreprises. Nous avons à ce sujet un certain nombre de propositions que nous allons présenter aux autorités camerounaises et bien sûr aux bailleurs de fonds. Il est clair q u'au moment où ces programmes vont se mettre en oeuvre, les entreprises françaises intéressées par un développement d'affaires au Cameroun vont nouer des partenariats avec des investisseurs camerounais.

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