Le Soleil (Dakar)

Sénégal: Cames : le colloque de Saint-Louis clôt les activités pour 2003

19 Décembre 2003


Le 21e colloque sur la Reconnaissance et l'Equivalence des diplômes, qui a été clôturé vendredi dernier à l'UGB, vient de mettre un terme aux activités de l'année 2003 du Conseil Africain et Malgache pour l'Enseignement Supérieur (CAMES).

Auparavant, s'étaient tenus à Kigali, au mois d'Avril 2003, la 20e session du conseil des ministres, à Bamako la 25e session des CCI et le 11e concours d'agrégation des Sciences juridiques, économiques et de gestion en novembre à Ouagadougou. Le Secrétaire général du CAMES, le Pr Mamadou Moustapha Sall de saisir l'occasion de la cérémonie de clôture du colloque présidée par le directeur de l'Enseignement supérieur Momar Maréme Dieng au nom du Ministre Sénégalais de l'Enseignement et en présence du Recteur de l'UGB, Ndiawar Sarr pour remercier les autorités politiques des pays qui ont accueilli leurs programmes ainsi que les communautés universitaires et scientifiques qui en ont fourni d'éminents animateurs. Il a, a en outre, associé à ces remerciements les partenaires du CAMES, pays et organismes qui ont accompagné l'Organisation africaine et malgache dans la gestion de ces programmes. Surtout la communauté Française de Belgique et l'Agence Universitaire de la Francophonie (AUF). Mais pour le Secrétaire Général du CAMES, « si la continuité du fonctionnement des programmes statutaires de notre institution est assurée, nous le devons tant au soutien de nos partenaires qu'à l'engagement de nos autorités de tutelle qui ont su prendre les mesures salutaires aptes à donner au CAMES un nouvel élan.

Un élan qui s'exprime déjà dans l'allègement progressif de ses contraintes financières, dans le renforcement de la pertinence des différents programmes. Dans le rôle nouveau, qui lui est dévolu par le Conseil des Ministres comme instance de réflexion sur les problèmes de nos systèmes d'enseignement supérieur et qui justifie les ateliers tenus, en marge des sessions ministérielles et des CCI sur l'enseignement supérieur face aux défis de la mondialisation, sur le financement de l'enseignement supérieur et de la recherche. » Et ici à Saint-Louis les travaux ont porté sur la problématique de la reconnaissance des diplômes délivrés par les Institutions privées d'enseignement supérieur. Selon le professeur Mouhamadou Moustapha Sall, « les experts ont, dans le respect des référentiels du programme, évalué avec objectivité et rigueur 46 dossiers dont 23 ont, au terme des délibérations, eu un avis favorable alors que les 23 autres ont été recalés. » Ces résultats se répartissent comme suit par commission : commission N° 1 : Science Médecine et Grandes Ecoles : 06 dossiers sur 13 examinés : commission N° 2 : Lettres, Sciences Humaines et Grandes Ecoles : 9 dossiers sur 12 et enfin commission N° 3 : Droit, Sciences Economiques et Grandes écoles : 08 dossiers sur 21.

PERCÉE DE L'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR PRIVÉ

Les enseignements qu'on peut tirer de ce colloque selon le Secrétaire Général du CAMES « sont éloquents à plus d'un titre ». Pour Mamadou Moustapha Sall, un taux de participation record : 13 pays sur les 16 que compte le conseil, 64 experts et représentants des institutions privés d'enseignement supérieur et des écoles inter-Etats et 46 dossiers soumis à évaluation. Le plus notable, c'est surtout l'accroissement du nombre de dossiers soumis par les institutions privées d'enseignement et les écoles inter-Etats (40 dossiers sur 46). L'atelier de réflexion sur le réaménagement du programme a permis des avancées significations dans le sens de la prise en compte du secteur Privé de l'enseignement supérieur par le programme de Reconnaissance et Equivalence des diplômes. Constat d'un taux de réussite encourageant enregistré par ce secteur privé de l'enseignement supérieur et les écoles inter-Etats : 18 diplômes reconnus sur 40 présentés, soit un taux de reconnaissance de 45 % qui justifie tout l'intérêt porté par le CAMES au privé.

Alors qu'au niveau des universités d'Etats c'est une baisse considérable du nombre de dossiers soumis qui a été notée : 6 dossiers seulement sur 46 qui ont été examinés. Pour le secrétaire Général du CAMES, « cela démontre un caractère paradoxal au moment où les réformes sont mises en oeuvre dans nos universités, où les filières professionnelles se diversifient, où des écoles doctorales s'ouvrent. » Toutefois a indiqué Mamadou Moustapha Sall « le Conseil Africain et Malgache pour l'Enseignement supérieur sait pouvoir compter sur l'action des membres du comité consultatif général pour que la tendance s'inverse. »

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