Issa Niang
19 Décembre 2003
Les étudiants de l'Université Cheikh Anta Diop organisaient hier une journée d'assainissement en vue de rendre propre le campus universitaire. Armés de pelles, de râteaux et de hilaires, ils ont ainsi passé la journée à désherber le temple du savoir.
"L'université nous rend service, rendons-la propre". C'est le cri de mobilisation des étudiants de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar qui organisaient hier une journée d'assainissement en vue de rendre propre le campus universitaire. Après la période d'hivernage, les herbes sèches inondent l'espace universitaire. Et avec les feuilles mortes et les ordures, le campus laisse entrevoir un paysage où la saleté gagne de plus en plus du terrain. Le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Serigne Diop, était à la cérémonie de lancement en compagnie du recteur de l'université, Abdou Salam Sall.
Armés de pelles, de râteaux et de hilaires, les étudiants, avec l'appui de camions chargés d'évacuer les ordures déjà entassées, ont ainsi passé la journée d'hier à désherber le temple du savoir. Aucun coin ou recoin n'a été épargné. Sur les tee-shirts confectionnés pour la circonstance, on pouvait lire au recto "Je garde mon campus propre" et, au verso, "Les étudiants pour la citoyenneté et le civisme". "C'est une évolution majeure, car les étudiants ont donné là une autre image d'eux-mêmes", a indiqué le recteur. "Et l'on ne peut que les appuyer dans cette initiative. S'approprier des défis environnementaux de leur cadre de travail, c'est faire preuve de compréhension et de générosité". En ce qui concerne la marche de l'université, l'ancien secrétaire général du Saes entend "mettre les étudiants en situation à l'intérieur de l'université". Car, souligne-t-il, "les étudiants sont des élèves adolescents et, à l'issue de leur cursus, ils doivent être en mesure de prendre des décisions".
Selon Ndèye Bineta Diouf, étudiante en maîtrise de sciences économiques, "la propreté est la condition sine qua non pour permettre aux étudiants de travailler correctement". C'est ce qui explique sa participation à cette journée d'assainissement. Pour elle, les étudiants doivent, par une participation responsable, s'impliquer davantage dans la préservation de l'environnement de l'université. Cette journée d'assainissement n'a toutefois pas empêché à certains étudiants de remplir leurs modalités d'inscription au sein de leurs facultés respectives. Mais elle en a perturbé d'autres. En effet, dans certains départements comme en géographie, on est en plein dans les soutenances de mémoires de maîtrise. Et cette ambiance de set setal, avec les décibels de la musique et des bruits, a quelque peu porté préjudice à une soutenance qui s'y déroulait.
Autre fausse note de cette journée d'assainissement en milieu universitaire, des étudiants à qui l'on n'a pas distribué de tee-shirts, refusent de s'investir. Attitude irresponsable, selon Sanoussi Bâ, directeur de publication du journal de l'université. Pour M Bâ, ces étudiants qui ne s'investissent pas pour des problèmes de tee-shirts sont immatures. "Ils n'ont pas un esprit de sacrifice, ni le sens de la gratuité".
Be the first to Write a Comment!
Copyright © 2003 Wal Fadjri. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.