19 Décembre 2003
En attendant la réfection du Demba Diop, joueurs et encadreurs réclament, à défaut d'un engazonnement complet une surface en terre battue.
Samedi 12 décembre 2003, Souleymane Camara " Gaucher ", le coach de la Jeanne d'Arc de Dakar avait l'air de verser des larmes en parlant de l'état désastreux de la pelouse du stade Demba Diop, inévitablement un des facteurs de la chute de son équipe devant le Dakar université club (Duc). Même si les étudiants ne se sont pas montrés ridicules tout au long de la partie. L'entraîneur de la Jeanne d'Arc n'est pas le seul acteur du football sénégalais à s'élever contre cette prairie que le coach du Diaraf, Lamine Dieng, considère comme un " champ de patates ".
Une bonne partie du terrain dépourvue de gazon, des trous éparpillés sur toute la surface du terrain, des parties bosselées, voilà quelques-uns des obstacles qui rendent impraticables le stade Demba Diop dont les autorités envisagent de couvrir la pelouse en matière synthétique. Le ministère des Sports et des agents de son département ont même effectué une visite de travail en Tunisie pour s'imprégner de l'expérience de ce pays bien avancée dans le domaine des pelouses artificielles.
Mais en attendant le démarrage des travaux (certains sceptiques pensent que tout sera renvoyé aux calendes grecques), des entraîneurs et de nombreux joueurs préconisent l'enlèvement complet des parties gazonnées pour une pelouse nivelée en terre battue.
"On ne peut pas demander beaucoup à nos joueurs dans ces conditions. Les élaborations sont toujours freinées parce que la pelouse n'est pas bien arasée. Je crois qu'un terrain en terre battue bien nivelée est bien meilleur ", soutient Moussa Cissé, entraîneur de l'équipe de la Compagnie sucrière sénégalaise (Css).
Mbaye Mbengue, un des assistants de Lamine Dieng, au Diaraf et Mass Dieng, patron technique du Duc, juge la pelouse de Demba Diop " plus favorable au jeu défensif et à la lutte ".
Lors de la tournée d'inspection qu'il avait entrepris à son arrivée en novembre 2002, le ministre des Sports, Youssoupha Ndiaye surpris par l'état catastrophique du tapis avait ironisé devant le directeur du stade Tidiane Guindo, pour la fermeture du stade si on n'était pas mesure d'offrir une pelouse qui n'exposerait pas les pratiquants.
L'impraticabilité de l'air de jeu de Demba Diop est même ressentie par les arbitres. Samedi dernier, Mamadou Mbengue, de la Cra de Louga, arbitre premier assistant du match Port-Css était obligé d'empiéter dans la surface de jeu, alors que son homologue Souleymane Diallo, proposé pour l'affiche Duc-Jeanne d'Arc, s'est retiré un mètre derrière la ligne de touche.
Les joueurs prient vivement pour qu'une solution rapide soit trouvée pour Demba Diop, surtout qu'après la mesure des " 180 minutes par semaine ", les portes de Léopold Sédar Senghor semblent leur être fermées.
" Je ne dors que d'un oeil quand je suis programmé à Demba Diop. Lorsqu'on se trouve sur le couloir situé en face de la tribune, on a l'impression d'être dans un trou, tellement cette partie n'est pas bien nivelée par rapport au reste du terrain. Parfois on évite de tenter certains gestes de peur de tomber ", se soucie le défenseur latéral, Mamadou Saliou Faye, ancien sociétaire du Diaraf qui a rejoint cette saison la Css. " On devient facilement le bouc émissaire des supporters qui ne savent rien des conditions difficiles que nous vivons ", ajoute l'ancien sociétaire de l'Us Gorée et de l'Us Rail qui, tout comme le capitaine du Duc, Abdoulaye Samoura, milite pour la transformation de la pelouse en terre battue.
Déjà, le directeur du stade Léopold Sédar Senghor dans sa politique de préservation de l'unique pelouse praticable au Sénégal a manifesté sa disponibilité à apporter son concours. Ce que confirme d'ailleurs Momar Ndiaye, chargé des compétitions nationales de la Fédération sénégalaise de football. " Il y a des techniciens qui ont proposé qu'on puisse enlever le gazon, d'autres ont proposé l'achat de deux camions de terreau pour niveler le terrain et trouver une machine qui permettrait d'améliorer la qualité. Nous en avons discuté avec des techniciens, notamment ceux du stade Léopold Sédar Senghor qui sont disposés à apporter leur coup de pouce. Dans les jours à venir, le président de la ligue de Dakar va rencontrer le directeur du stade Demba Diop pour discuter sur les possibilités d'amélioration de la surface de jeu".
L'enlèvement des plaies qui dénaturent la pelouse de Demba Diop permettrait de donner un coup de pouce à la qualité de jeu, d'amoindrir les blessures et le coût de l'entretien de la pelouse qui coûte inutilement des millions de francs au contribuable.
MB. KASSE
Transfert:
Pas de remplacement à Lens des joueurs sélectionnés pour la CAN
(AFP) - Le président du RC Lens (L1), Gervais Martel, a assuré jeudi soir qu'aucun des nombreux joueurs lensois sélectionnés pour la Coupe d'Afrique des nations 2004 (CAN) ne serait remplacé et que tout achat de joueur pendant le mercato serait conditionné à un départ.
"On a suffisamment de joueurs confirmés et de jeunes joueurs dans l'effectif. La sélection de certains joueurs pour la CAN ne donnera lieu à aucun remplacement", a déclaré M. Martel.
Le président lensois a expliqué qu'il préférait éviter de se retrouver dans l'obligation de gérer un effectif pléthorique après la CAN, pour laquelle au moins sept Lensois pourraient être sollicités du 24 janvier au 10 février, en Tunisie.
Par ailleurs, Gervais Martel a souligné n'avoir reçu pour le moment "aucune offre pour aucun de (ses) joueurs".
Le club ne devrait recruter lors du mercato qu'en cas de départ de l'un de ses joueurs. Le président s'est refusé à commenter les rumeurs de départ du milieu Charles-Edouard Coridon qui a récemment déclaré bénéficier "d'un bon de sortie" vers l'Espagne ou Guingamp, son ancien club.
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