Yves M. Abiet
20 Décembre 2003
Invité du Presse club de l'UNJCI, le président du Comité national du programme DDR, Alain Donwahi, a animé, hier vendredi 19 décembre, une conférence-débat sur le thème : «Programme DDR, enjeux et réalités».
Devant des responsables des partis politiques, les représentants des forces impartiales, des Forces Nouvelles et des FANCI, Alain Donwahi a montré son optimisme quant au retour à la paix en Côte d'Ivoire après plus d'une année de crise. La preuve, les conditions et préalables posés de part et d'autre -du côté des FANCI et des Forces Nouvelles- qui étaient au nombre de 22 n'existent pratiquement plus. Preuve que les militaires veulent voir se terminer la guerre. Ce qui a fait dire au Conseiller du Premier ministre en charge du programme DDR que «les militaires sont en avance».
Le président du CNDDR a profité de la conférence d'hier pour donner de plus amples informations quant au désarmement proprement dit. Selon lui, cette opération concerne tant les FANCI que les Forces Nouvelles. A cet effet, les sites de cantonnement des armes ont déjà été identifiés. Dans les pratiques, les armes seront retirées aux combattants des deux armées. Elles seront gardées dans des armureries qui seront sous le contrôle des forces impartiales. La démobilisation et le désarmement s'étendront sur une période de quinze semaines et démarreront autour du 27 décembre.
Seront démobilisés tous ceux qui n'étaient pas militaires avant la guerre y compris les 3000 nouvelles recrues des FANCI. Quant à la réinsertion, des combattants démobilisés et désarmés, elle s'étendra sur une période de 22 mois au minimum. Le processus étant long.
L'opération coûtera d'ailleurs 60 millions de dollars. Le désarmement des forces en présence ne sera possible, effectif et facile à mettre en place qu'à une seule condition. Selon lui, il faut une réelle volonté politique surtout du côté du Président de la République. Dans la mesure où, a-t-il fait savoir, «les Forces Nouvelles sont animées d'une réelle volonté d'aller à la paix». Avec les différentes rencontres et séances de travail qu'il a eues avec les ex-rebelles, ceux-ci «sont déterminés à aller à la paix», a ajouté le président du CNDDR.
C'est pourquoi, il a demandé que prennent fin les actions de nature à retarder le processus de retour à la paix et surtout le désarmement comme la marche des «jeunes patriotes» à M'Bahiakro, le 29 novembre. «Il faut désarmer les coeurs, les plumes, les esprits, les langues», a plaidé Alain Donwahi.
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