Moussa Diop
20 Décembre 2003
Le séminaire sur la bonne gouvernance des universités ayant réuni une trentaine de recteurs et d'organismes de coopération de l'Agence internationale de la francophonie s'est terminée hier, vendredi 19 décembre, à Dakar, par l'adoption d'une résolution par les participants.
C'est au lendemain de l'assemblée générale de l'Agence universitaire francophone (Auf) à Québéc., il y a deux ans qu'un comité scientifique a été mis sur pied pour conduire la réflexion sur la bonne gouvernance des universités ayant abouti au séminaire de Dakar. Une trentaine de recteurs d'universités francophones d'Afrique, d'Europe et de l'Océan indien ont planché sur certains thèmes comme la mission des universités africaine au XXIe siècle, la recherche de l'équilibre entre le développement du savoir dans les universités et les moyens financiers, les bonnes pratiques de gouvernance, les relations entre universités et gouvernement, entre autres.
Les enjeux de la rencontre se situent pour les universités africaines dans la nécessité de mieux s'organiser pour avoir plus d'efficacité dans leurs démarches avec les gouvernements et les organismes internationaux de financement et avec les autres universités. Si dans le Nord, certaines universités sont disponibles pour apporter leur aide aux universités du Sud, il reste que ces universités doivent s'organiser davantage en définissant des cadres plus efficaces. Une telle démarche est par ailleurs motivée par la nécessité de promouvoir la recherche dans l'espace universitaire. " On a souvent besoin de plus d'organisation et de méthode, comme le disait le président Senghor ", explique Aloïse Ndiaye de l'Auf. Pour autant, cette coopération inter-universitaire qui met en jeu des universités dont les moyens diffèrent sensiblement, ne peut nullement influer sur certains choix et options d'universités du Sud assez démunies. A en croire M. Ndiaye, il y a une égalité entre les institutions, les rapports ne sont pas hiérarchiques même si le Nord a plus de moyens que le Sud. " Une université du nord n'a aucune possibilité d'imposer ses priorités à une université du Sud ", précise M. Ndiaye qui pense que c'est aux universités du Sud de jouer le jeu et de peser de tout leur poids pour ne pas subir des pressions.
Dans cette perspective, les institutions francophones, comme l'Agence internationale de la francophonie, ont un rôle de soutien indéniable. Compte tenu du manque, de moyens matériels et de ressources, " ces institutions francophones se doivent d'aider les universités du sud à occuper leur place sur le plan international, notre rôle est de pallier les lacunes de sorte à accompagner ces universités dans ce mouvement. Ceci leur permet d'être des partenaires égaux avec les autres ", souligne encore Aloïse Ndiaye.
Be the first to Write a Comment!
Copyright © 2003 Sud Quotidien. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.