20 Décembre 2003
Le Fonds national de l'emploi 21-21 figure parmi les mécanismes fondamentaux mis en place à l'initiative du Président Zine El Abidine Ben Ali pour promouvoir l'emploi et répondre aux demandes d'embauche.
Accordant un grand intérêt à l'intégration de tous les Tunisiens dans le circuit économique et le processus du développement et exprimant sa conviction que tous les Tunisiens, quels que soient leur niveau d'instruction et leur spécialité, ont un rôle à jouer au sein de leur patrie, le Président Zine El Abidine Ben Ali a annoncé, dans son discours à l'occasion du démarrage de la campagne électorale le 10 octobre 1999, la création du Fonds national de l'emploi 21-21, mis en place en vertu de la loi du 31 décembre de la même année.
Ce fonds a pour mission de promouvoir l'emploi et de donner aux jeunes sans emploi l'opportunité de s'intégrer dans la vie active à travers divers programmes et mécanismes prévus à cette fin.
La structure allégée de ce fonds permet d'orienter toutes les ressources au profit des demandeurs d'emploi, ce qui confère une grande efficience à ses interventions.
Des programmes souples ont été ainsi élaborés dans le but d'améliorer l'employabilité, de promouvoir la formation et de renforcer l'esprit d'initiative à travers le financement de petites et moyennes entreprises opérant dans des créneaux porteurs.
A cet égard le Fonds national de l'emploi oeuvre à consacrer le principe de l'égalité des chances entre tous les Tunisiens à côté d'un deuxième principe fondateur, à savoir la solidarité dont il tire une partie de ses ressources, faisant ainsi de cette notion une valeur cardinale de la Tunisie du Changement.
Cela se traduit par les programmes mis en place au profit des demandeurs d'emploi handicapés, sans soutien ou issus de familles très modestes.
Afin de concrétiser ces orientations, le Fonds national de l'emploi a signé plusieurs accords visant à définir les modes de coopération avec les différents intervenants et à identifier les programmes à lancer en vue d'atteindre ses objectifs. Ainsi à côté des accords-cadres signés avec les différents ministères, le Fonds a conclu des accords avec les banques et les Sicar.
Ces accords visent à garantir la faisabilité des projets et à assurer le suivi et l'encadrement des entreprises.
De même, eu égard à son caractère prioritaire et à l'intérêt que le Président Zine El Abidine Ben Ali lui accorde, ce fonds fait l'objet d'un suivi régulier par les Conseils des ministres et les Conseils ministériels, outre les visites de terrain qui permettent l'évaluation de la marche des projets retenus.
C'est en 2000 que le Fonds a pu effectivement démarrer ses activités. Ses interventions se sont articulées autour de deux mécanismes principaux, en l'occurrence l'amélioration de l'employabilité et le renforcement de l'esprit d'entreprise.
Le premier mécanisme comprend plusieurs programmes dont un programme de formation et d'emploi dans le cadre de travaux d'intérêt général, un programme de perfectionnement auprès de petites entreprises et d'artisans, des programmes de reconversion dans des spécialités demandées sur le marché du travail.
Le deuxième mécanisme, quant à lui, porte sur la création de petites et moyennes entreprises, la création de sources de revenus et la réalisation de cités des métiers et d'espaces industriels et de pépinières d'entreprises.
Sur cette base, 18 programmes d'intervention ont été arrêtés dans une première étape. Sept sont destinés aux diplômés de l'enseignement secondaire connaissant des difficultés d'insertion dans le marché du travail. Ces projets visent à garantir leur reconversion dans les spécialités porteuses, en particulier l'informatique et le multimédia, les techniques de communication, etc. Neuf autres programmes ont été prévus pour les défaillants de l'enseignement primaire et secondaire. Enfin deux programmes destinés aux jeunes, tous niveaux confondus, s'intéressent à la création des petites entreprises en mettant à la disposition des bénéficiaires des crédits à des conditions de faveur en vue de les encourager à s'installer à compte propre. Des lignes de crédits ont été mises à leur disposition à cet effet auprès des sociétés à capital-développement et des banques commerciales ainsi qu'auprès de la Banque tunisienne de solidarité.
Au total, 317.438 jeunes ont bénéficié des interventions du Fonds national de l'emploi qui a ainsi contribué, à l'instar des autres mécanismes, à la promotion de l'emploi et au renforcement du tissu économique dans le pays.
Les gouvernorats prioritaires ont bénéficié d'une part importante de ces projets. Près de 31% des bénéficiaires sont des citoyens de ces gouvernorats qui, pourtant, ne comptent que 21% des sans-emploi à l'échelle nationale.
Une équipe a visité au cours de la période allant de fin septembre au 6 décembre récemment les différentes régions du pays en vue du suivi des réalisations accomplies par le Fonds.
Les membres de cette équipe ont tenu une série de réunions groupant tous les cadres régionaux en charge de la mise en oeuvre des programmes du Fonds dans toutes les régions, les représentants des associations de développement et celles de la protection des handicapés et les structures régionales de l'Union tunisienne de l'industrie, du commerce et de l'artisanat (Utica). Ces rencontres sont axées sur les orientations des intervenants du Fonds pour l'étape à venir, à la lumière des résultats enregistrés durant la période écoulée.
L'année 2004 constituera de ce fait une étape décisive dans les interventions du Fonds, eu égard au changement de la structuration des demandeurs d'emploi qui sont, désormais, en majorité des diplômés de l'enseignement supérieur.
La priorité absolue a été accordée, lors de l'élaboration du programme de l'année 2004, à la formation des diplômés du supérieur, à travers l'identification des besoins du marché de l'emploi à l'échelle de chaque région et l'organisation des sessions de formation dans le cadre du mécanisme 28 en vue de répondre à ces besoins.
Les efforts seront axés, également, sur l'intensification des programmes de formation à l'intention des étudiants n'ayant pas terminé leurs études supérieures dans certaines spécialités demandées sur le marché de l'emploi, sur le soutien au programme d'éradication et de remplacement des habitations rudimentaires, dans le cadre du mécanisme 16, de manière à les éliminer radicalement, durant l'année 2004, ainsi que sur la formation de la main-d'oeuvre dans le secteur de la construction et les activités connexes.
Il s'agit, aussi, d'intensifier les sessions de formation en faveur de l'intégration des handicapés, en collaboration avec le tissu associatif opérant dans le domaine de la prise en charge de cette catégorie, de continuer à soutenir le secteur de l'apprentissage professionnel à l'intention des artisans et au sein des petites entreprises, notamment dans le secteur de l'artisanat. Les efforts seront axés, en outre, sur le renforcement des programmes de protection de l'environnement, de manière à améliorer l'esthétique des villes et à favoriser la création de nouveaux postes d'emploi, à travers la création de petites entreprises.
Quelque 93.000 demandeurs d'emploi bénéficieront des interventions du Fonds, à la faveur de ces différentes orientations annoncées pour l'année 2004. (TAP)
Be the first to Write a Comment!
Copyright © 2003 La Presse. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.