Farida Belkhiri
21 Décembre 2003
C'est hier qu'a été inauguré, par le président de la République Abdelaziz Bouteflika, le 22e congrès de l'Union des écrivains et hommes de lettres arabes (l'UEHLA) à l'hôtel El Aurassi.
Dans le discours d'ouverture qu'il a prononcé, il s'est adressé aux écrivains arabes qui, «en disant les vérités de la nation à travers la littérature, la poésie, la traduction et l'édition, [accomplissent] un travail civilisationnel remarquable et inestimable».Cependant, le chef de l'Etat reprochera à ces écrivains arabes de ne pas avoir assisté l'Algérie quand elle en avait besoin, la laissant seule se battre contre le terrorisme qui, aujourd'hui, menace le monde entier. Ces écrivains ont attendu les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis pour enfin réagir, contrairement aux écrivains algériens qui, eux, se sont donnés à fond pour analyser la crise et trouver des solutions. Le président de la République abordera aussi le conflit opposant les religions qui secoue actuellement le monde, regrettant l'époque où les hommes de différentes nationalités et religions vivaient en parfaite harmonie, dans le respect de l'autre, notamment en Algérie.
Le congrès de l'union des écrivains que l'Algérie abrite jusqu'au 24 décembre et ce, pour la 3e fois, en présence du secrétaire général de l'Union des écrivains arabes, le Syrien Ali Oukba Oussam et Azzedine Mihoubi, président de l'Union des écrivains algériens, accueille 14 pays arabes ainsi que les Etats-Unis et la France. Plus d'une centaine d'écrivains et hommes de lettres animeront des conférences, dont le thème touchera d'une manière plus particulière la traduction dans le Monde arabe et l'enfant dans la littérature de guerre.Au terme des travaux, les participants du congrès procéderont à l'élection d'un nouveau secrétaire général de l'UEHLA pour un mandat de trois ans. A ce propos, M. Azzedine Mihoubi n'a pas caché son ambition de se faire élire pour cette fonction, se considérant comme candidat éventuel aux élections qui auront lieu à la clôture du congrès le 24 décembre. «En 50 ans d'existence, l'Algérie n'a jamais été élue pour présider l'Union des écrivains arabes alors que la Syrie a obtenu plusieurs mandats. Ce sera bien qu'un Algérien soit désigné comme secrétaire général de l'Union des écrivains arabes. C'est très important pour notre pays», dit-il.
Parallèlement à ce congrès, se déroulera le 23e Festival de la poésie arabe, du 25 au 27 décembre au palais de la Culture. Des récitals de poésie seront donnés par des poètes algériens et arabes tels que Mohamed Ali Chamseddine, Youcef El Khatib, Rachad Abouchaour et Haroun Hicham Rachid.
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