Fraternité Matin (Abidjan)
Ernest Aka Simon
22 Décembre 2003
Abidjan — La 2ème journée de Clap Ivoire 2003 s'est ouverte, mardi dernier, au Cnac-café théâtre sur une communication dont le thème est : " Le Cnac, gage du cinéma ivoirien ".
M. Honoré N'zué Kouakou, sous-directeur de la Compagnie ivoirienne du cinéma et de l'audiovisuel (Civca) a fait une projection sur le 7ème art ivoirien.
Au commencement était la Société ivoirienne du cinéma (Sic), sous tutelle du ministère de l'Information. Des difficultés de fonctionnement de la structure par manque de financement adéquat vont se présenter. Malgré cela, le programme du gouvernement, en actualités filmées, était diffusé avant les longs métrages dans les salles de cinéma. Une œuvre, selon M. Honoré N'zué, des cinéastes Henri Duparc, Gnoan M'bala et Jean-Louis Koula " qui volaient de leurs propres ailes ".
L'année 1978 sonne le glas de la Sic. Epris de passion pour leur métier, Jean-Louis Koula et Yéo Kozoloa créent la maison " Les films de la montagne ". Quand Gnoan M'bala met sur pied " Les films de l'Abissa " et Henri Duparc, " Focal 13 ".
Le ministère de la Culture se contente des vestiges de la Sic, essentiellement des archives. Le Centre national des arts et de la culture (Cnac), créé le 10 février 1993, se présente, de l'avis du responsable de la Civca, comme un " gage du cinéma ivoirien ". Il soutient cette thèse par l'acquisition de matériel de production d'environ un milliard de francs cfa, œuvre du gouvernement ivoirien.
Des sillons tracés pour l'éclosion du 7ème art ivoirien. Que non. " Il n'y a pas que le matériel, a indiqué Honoré N'zué. Le cinéma nécessite des comédiens, le traitement des films au laboratoire et la distribution ". Ces obstacles sont devenus, de plus en plus, difficiles à franchir par le Cnac.
Le fonds cinématographique ivoirien (Fci), une subvention de l'Etat, devait constituer une bouffée d'oxygène. Il y a trois ans, il était fluctuant. Aujourd'hui, avec la crise, il s'est rétréci tel une peau de chagrin.
Qu'importe, le Cnac doit pouvoir vulgariser le cinéma. D'où " la co-production de certains films, a révélé M. Honoré N'zué, et la création du Cnac-café ".
En amont, certaines actions sont menées. Notamment l'élaboration de textes pour la réglementation des vidéos clubs. Afin de mieux gérer ces maisons pour une meilleure rentabilité des productions cinématographiques.
Toutes choses qui font du Cnac, une structure de promotion du cinéma ivoirien.
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