Fraternité Matin (Abidjan)
. (josette Barry)
23 Décembre 2003
Abidjan — Ce n'est pas parce qu'il a quelque chose contre les résultats de l'audit. Ce n'est pas parce qu'il craint d'être éclaboussé. Mais Tapé Doh, vice-président de l'ANAPROCI il a tenu à cette précision ne veut plus entendre parler de l'audit décidée par le ministre d'Etat, ministre de l'Economie et des Finances et qui a cours actuellement. Il exige sa suspension immédiate.
Les raisons de sa colère, le cabinet français qui en a eu la charge, s'est permis d'étaler le rapport provisoire dans la presse avant même que le comité interministériel qui en a le suivi, convoque en bonne et due forme les responsables des structures concernées. «Chaque responsable de structure aurait dû être informé avant que les journaux en soient saisis... Nous avons été tous surpris en lisant la presse. Ce n'est pas bien », s'est-il plaint lors du point de presse qu'il a tenu hier dans ses bureaux.
Bien que soutenant qu'il n'a rien à reprocher au contenu de l'audit, le président de la Bourse café-cacao (BCC) a tout de même quelques critiques contre certains points du rapport. Il s'agit notamment du fait que l'auditeur demande à ce que certaines de ses propositions soient appliquées immédiatement. Et qu'on veuille empêcher la filière de donner de l'argent au Chef de l'Etat et au gouvernement. En tout cas Tapé Doh n'est pas d'accord que l'auditeur se permette d'ordonner de telles mesures à prendre immédiatement. Pour toutes ces raisons, en ce qui le concerne, il met fin à l'audit. Ces bureaux seront désormais fermés aux membres du cabinet auditeur. Puisqu'il n'est pas opposé au principe de l'audit, il est prêt à accueillir un autre cabinet d'audit.
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