Stéphane TCHAKAM
23 Décembre 2003
Il a été annoncé à l'issue de l'assemblée plénière de la Ccima, vendredi dernier à Douala.
Un salon international de l'artisanat, une école de la Bourse pour former les opérateurs intéressés par les activités boursières, une bourse de sous-traitance pour renforcer le partenariat entre les PME, les PMI et les grandes entreprises, un observatoire économique, un bulletin des annonces légales, etc Jusqu'en 2006, il y aura beaucoup de travail à la chambre de Commerce, d'Industrie, des Mines et de l'Artisanat (Ccima). Ces actions rentrent dans le cadre du programme général de l'actuelle mandature de la chambre et ont été annoncées à l'issue, vendredi dernier à Douala, de l'assemblée plénière de la Ccima. Des assises auxquelles le ministre d'Etat chargé du développement industriel et commercial, Maïgari Bello Bouba, est venu personnellement prendre part. Pour marquer le soutien que les pouvoirs publics apportent à la chambre dans ses missions.
Plus qu'elle ne l'a fait par le passé, la Chambre de Commerce entend jouer pleinement son rôle qui consiste à " agir sur la performance des entreprises à travers l'information, l'assistance, la formation et l'accompagnement " et à " faire un plaidoyer permanent auprès de l'administration pour une amélioration continue de l'environnement des affaires ". Pour diverses raisons, ces missions ne semblent pas toujours avoir été bien comprises par les différents intervenants. Deuxième vice-président de la Chambre, Bernard Ndongo Essomba avoue qu'il existe dans le secteur privé " des groupements qui, à voir comment ils fonctionnent, voudraient effacer la chambre de Commerce ". Il ne s'agit pas de défiance ou de méfiance, simplement, " chacun devrait jouer son rôle " selon le vice-président. Charles Metouck, chef de la section Industrie, estime qu'il faudrait éviter toute dichotomie, " le Gicam joue son rôle, le Syndustricam, le sien. Chacun évolue dans son secteur. Cela est valable pour toutes les autres organisations professionnelles ".
Voilà qui cadre avec l'entreprise de modernisation envisagée par le président de la Chambre Claude Juimo Monthé, qui n'a pas manqué de rappeler qu'en mars 2003, une mission de sensibilisation a été menée auprès du Premier ministre, chef du gouvernement, pour le financement autonome et pérenne de la Ccima. Restructurée en 2001, la chambre devrait adapter son action aux objectifs qui lui ont été assignés. L'assemblée plénière de la chambre de Commerce qui a voté son budget pour 2004, est forte de 160 membres élus au suffrage universel direct. Issus du secteur privé, ils ont à leur tête, un bureau exécutif de douze membres dirigé par le président. La chambre comporte, par ailleurs, quatre sections : Commerce, industrie et mines, artisanat, prestations de service.
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