Décidément, les opérateurs économiques ne savent plus à quel Saint se vouer.
Le comportement de la monnaie nationale (à l'approche du basculement total vers l'Ariary) s'amuse à jouer au yoyo. Depuis le début de l'année, en effet, on a pu observer trois chutes du FMG. Certes, le niveau de 9950 FMG pour un Euro de la mi-janvier n'a pas encore été atteint, mais toujours est-il que la monnaie du pays est mal en point.
Un euro à 9120 FMG
Sans jamais atteindre le niveau de décembre 2003 (un euro à 7300 FMG), certains pensent même que ce niveau ne sera plus (jamais plus) atteint, la monnaie nationale, après les dépréciations successives de janvier et de mi-février où le cap des 9500, à chaque fois, a été dépassé, tente toujours de se redresser. Mais apparemment fragilisée, elle s'enfonce à nouveau. Une situation qui ne rassure guère les opérateurs économiques, notamment les importateurs. La seule explication avancée par les différents responsables financiers du pays est que l'offre de devise disponible sur le marché ne suffit pas pour absorber la demande, qui ne cesse de croître.
Perfusion
A la clôture du marché interbancaire de devise hier, le FMG a amorcé une légère reprise bien que celle-ci reste très faible. Mercredi dernier encore, l'Euro s'échangeait contre
9120 FMG à l'achat et ce cours était descendu à 1/9025 hier. Mais cette petite remontée de la monnaie nationale ne serait pas automatique. En effet, l'on apprend de source bancaire que la Banque Centrale était de nouveau intervenue avant-hier sur le MID pour redresser la barre. L'on a appris, hier encore, que la BCM, toujours vendeur sur le marché, a mis en vente
306 000 Euros pour combler l'écart entre offre et demande. Doit-on penser que notre monnaie, pour survivre devrait rester sous perfusion?

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