Washington, DC — Le département d'Etat des Etats-Unis a publié un communiqué condamnant la violence ethnique dans le Darfour au Soudan et demandant au gouvernement soudanais de prendre des mesures immédiates pour empêcher les milices errantes d'attaquer des civils dans cette région. Ce conflit a en outre créé un grave problème de réfugiés car de nombreux civils fuient vers les pays voisins.
Le porte-parole adjoint du département d'Etat, M. Adam Ereli, a affirmé que les Etats-Unis seraient favorables à une cessation immédiate des hostilités afin que la communauté internationale puisse évaluer la situation.
Déclaration de M. Adam Ereli, porte-parole adjoint
Les Etats-Unis constatent avec une vive inquiétude la détérioration de la situation dans le Darfour, à l'ouest du Soudan. Il est évident que des milices soutenues par le gouvernement (dites milices Janjaweed) continuent de brûler des villages et de tuer et de maltraiter les civils, engendrant une crise humanitaire massive.
Comme l'affirme un communiqué publié aujourd'hui par le Conseil de sécurité des Nations unies au sujet du Darfour, au moins 700.000 personnes ont été déplacées, et le Haut Commissariat pour les réfugiés estime que 110.000 personnes ont cherché refuge dans les pays voisins.
Ces gens sont dans une situation extrêmement précaire.
Le gouvernement des Etats-Unis condamne catégoriquement ces atrocités.
Il demande au gouvernement du Soudan de prendre des mesures immédiates pour stopper les milices janjaweed et d'autoriser la communauté internationale à évaluer la situation dans le Darfour.
Les Etats-Unis accueillent favorablement les pourparlers engagés le 30 mars au Tchad entre le gouvernement du Soudan et les groupes d'opposition, en présence de représentants des Etats-Unis et de l'Union européenne. Nous exhortons le gouvernement du Soudan et les groupes d'opposition à oeuvrer à la négociation d'un cessez-le-feu humanitaire immédiat afin de faciliter l'acheminement sans encombre des secours.
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