Le Soleil (Dakar)

16 Avril 2004

Sénégal: Bureau politique de l'Afp : création d'un front contre la fraude électorale

Le Secrétaire général de l'Alliance des forces du progrès (AFP), Moustapha Niasse, a déclaré, hier, lors d'un point de presse faisant suite à la réunion hebdomadaire du Bureau politique de sa formation politique, son option pour une Commission nationale électorale indépendante (CENI), en lieu et place de l'ONEL (Observatoire national des élections).

" L'AFP, comme les autres partis membres du CPC (ndlr : Cadre permanent de concertation de l'opposition) reste ferme en ce qui concerne le caractère incontournable de la nécessité " de la CENI, a affirmé M. Niasse se prononçant sur la question du processus électoral.

Moustapha Niasse a, à ce propos, rappelé que le président de la République " lui-même, par décret n° 2002-217 du 4 mars 2002, contresigné par son Premier ministre d'alors, transmettait à l'Assemblée nationale un projet de loi modifiant le Code électoral et instituant une Commission électorale nationale autonome (CENA) ". L'ancien Premier ministre du président Abdoulaye Wade a fait savoir que ce projet était accompagné d'un exposé des motifs où se retrouvent " l'ensemble des exigences pour faire une commission électorale indépendante ou autonome, mais, a-t-il ajouté, c'est dans la désignation des membres que cela a buté puisque le président de la République y mettait tous ceux qu'il voulait qu'ils fussent là ". Aux dires de Niasse, ce projet est " bon dans le principe ", tout en indiquant qu'il ne se prononce pas sur l'appellation à " discuter plus tard dans les modalités pratiques ".

L'AFP estime, en tout cas, qu'un " contrôle rigoureux doit être exercé, à toutes les étapes du processus électoral, par toutes les organisations reconnues par la loi et ayant pour vocation de prendre part à l'expression du suffrage universel, conformément à la Constitution de la République ". En l'occurrence, Moustapha et les siens entendent " ne ménager aucun effort pour poursuivre le combat contre tout risque ou toute tentative pouvant viser à saper les exigences de régularité et de sincérité des prochaines élections législatives comme présidentielles ". En outre, ils ont réitéré leur adhésion à l'idée " promue au sein du CPC pour la création d'un front contre la fraude électorale sous toutes ses formes ".

Par ailleurs, le leader de l'Alliance des forces de progrès a parlé de " défense des symboles de la République face aux menaces de division et aux atteintes perpétrées contre l'unité nationale ". M. Niasse a fait constater une " modification visible sur certains documents officiels sous la forme du remplacement de l'étoile verte de la bande centrale jaune du drapeau national par un baobab doré, d'une part, et de la non-exécution de l'hymne national à l'occasion de cérémonies officielles du calendrier républicain ". La formation politique sise au Point E d'en " appeler au président de la République et aux dirigeants de l'ensemble des institutions ( ) pour que les symboles de la République que sont le drapeau et l'hymne sénégalais soient protégés et respectés, comme propriétés sacrées du peuple ". Pour les membres de l'AFP, " c'est l'hymne national d'abord ", précisant qu'ils sont aussi des panafricanistes.

Parlant du " cas Latif Guèye ", Moustapha Niasse et ses camarades ont exprimé " (leur) vive préoccupation au sujet de (sa) santé, estimant, dans cet esprit, que la procédure en cours devrait permettre à M. Latif Guèye d'être jugé dans les délais prévus par la loi ".

Concernant la campagne agricole en vue, l'AFP a tenu à dire que " dans quelques semaines, aucune autorité ne saurait exciper d'une surprise ou de phénomènes climatiques imprévus pour baisser les bras si les conditions techniques d'une bonne récolte de produits agricoles n'étaient pas réunies ".

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