Serges Olivier Okole
21 Avril 2004
La Journée africaine de lutte contre le paludisme met un accent sur la sensibilisation et la protection des jeunes.
Nul n'est besoin de revenir sur l'importance accordée à la lutte contre le paludisme, dans les administrations et les services compétents du ministère de la Santé publique. Sinon, pour relever la qualité du parterre de personnalités qui ont assisté hier, à la cérémonie d'ouverture de la semaine nationale de lutte contre le paludisme, prélude à la 4e Journée africaine qui se célèbre dimanche prochain. A côté du ministre Urbain Olanguena Awono, qui présidait la cérémonie, le ministre de l'Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Louis Bapes Bapes, le ministre chargé de mission à la Présidence de la République, Philipe Mbarga Mboa, les secrétaires d'Etat à la Santé publique et à la Jeunesse et des Sports, la représentante résidente de l'Oms au Cameroun, Hélène Mambu Madisu ont marqué de leur présence les manifestations à l'école publique d'Ekoudou (Briqueterie).
Il est ressorti des allocutions, du ministre de la Santé publique et de la représentante résidente de l'Oms au Cameroun, que le choix du thème de la 4e édition de la journée africaine de lutte contre le paludisme : " Un avenir sans paludisme " n'est pas fortuit. Il met en évidence l'importance de l'implication des enfants dans cette bataille, eux qui sont selon les statistiques de l'Oms, les plus exposés à la malaria. Les instruire des méthodes simples de prévention, mais surtout, les amener à pratiquer ces gestes salutaires, serait le gage d'un avenir serein. C'est le même esprit que d'autres manifestations à l'instar de la conférence qui se tiendra vendredi prochain à l'amphi 700 de l'université de Yaoundé I sur le thème : " Faire reculer le paludisme pour les enfants ", et la formation des élèves membres des clubs santé des lycées et collèges de la ville de Yaoundé, se tiendront tout au long de cette semaine.
Pour l'essentiel, la campagne lancée par Urbain Olanguena Awono a pour point d'appui la vulgarisation de l'utilisation de la moustiquaire imprégnée. Selon le ministre de la Santé publique, 15 000 pièces ont déjà été imprégnées. 10 000 sont déjà distribuées à travers le pays. Cela participe de la volonté du gouvernement d'étendre la lutte à l'ensemble du territoire national. Pour joindre les actes aux paroles, un lot de moustiquaires imprégnées a été remis aux maternités des hôpitaux de la capitale, au cours d'une cérémonie qui a eu lieu à l'Hôpital central de Yaoundé. A terme, toutes ces actions visent à atteindre un taux de réduction de la mortalité et de la morbidité de 60%, à l'horizon 2010.
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