Deepa Bhookhun
26 Avril 2004
Port Louis — CHAQUE 33 secondes, un malade meurt de maladie cardiovasculaire. L'aile médicale des Brahma Kumaris propose cependant des traitements pour changer cet état de choses. Soit des cours gratuits de pensée positive et de méditation.
C'était hier lors d'un séminaire sur la régression des maladies cardiovasculaires à travers d'un style de vie sain au centre des Brahma Kumaris à Khoyratty. Selon l'association, outre les sessions d'exercice prescrites et un régime alimentaire végétarien, riche en fibre et faible en matière grasse, il a été prouvé que la pensée a un effet immédiat et à long terme sur nos organes et donc sur notre état physique. D'où l'urgence d'un changement d'attitude et de mode de vie, a insisté Sister Gaitree coordinatrice du centre Brahma Kumaris de Khoyratty.
Le corps secrète naturellement des endomorphines qui sont stimulés par la bonne humeur, des massages et de la méditation, entre autres. Ces endomorphines se dispersent dans le corps pour dilater les artères bouchées. Cela explique la suggestion faite par le directeur du centre cardiaque de Pamplemousses, le Dr Sunil Gunness, au ministre de la Santé pour introduire la rirothérapie ou thérapie du rire. Il a aussi conseillé : "N'abusez pas de ce corps qui vous a été donné, prenez soin de lui et privilégiez l'endomorphine au lieu de l'adrénaline. Riez un bon coup et méditez. Et surtout ne fumez pas."
D'après une étude entreprise par le Dr Satish Kumar Gupta, project coordinator du Global Hospital and Research Centre de Mount Abu au Rajasthan, une angiographie est non seulement une photographie exacte des artères d'une personne mais aussi un dessin de son caractère et de sa personnalité.
Ashock Jugnauth, le ministre de la Santé présent, a lancé une sévère mise en garde "Arrêtez de fumer, faites de l'exercice et mangez sainement. On répète souvent les mêmes choses mais il me semble que les gens ne comprennent pas ! " Excédé, le ministre délaisse son discours imprimé. Il est temps, dit-il, que les gens prennent conscience de la gravité de la situation. Les maladies cardiovasculaires ont pris des proportions "d'épidémie" avec un taux de mortalité de 40 % enregistré à travers le monde.
La situation, il est vrai, interpelle. Le taux de prévalence de personnes affectées à Maurice est deux fois plus que dans les grandes économies du monde. Une personne sur cinq en est affectée. "Cet état de choses peu changer pour peu que les gens décident de prévenir au lieu de guérir." C'est-à-dire que ces maladies, comme d'autres d'ailleurs, peuvent être combattues par une attitude positive, de l'exercice et un régime alimentaire sain.
Deux centres cardiaques sont opérationnels dont le plus important, à Pamplemousses et l'autre à l'hôpital Victoria. Quelque 500 patients sont traités dans le premier établissement tous les ans. En quatre ans, soit de 1998 à 2002, 1763 patients ont été traités pour des maladies cardiovasculaires alors que le nombre se chiffre à 1732 entre 1984 à 1998 pour une période de 14 ans. Des statistiques qui prouvent qu'il y a effectivement lieu de s'inquiéter.
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