9 Mai 2004
La production de miel en Tunisie est estimée à 1.750t/an. Le nombre d'apiculteurs (traditionnels et modernes) a atteint environ 12.000 pour 163.000 ruches, révèle l'étude relative au secteur de l'apiculture et à la production de miel présentée tout dernièrement à Tunis, lors d'un atelier de travail organisé par l'Agence de promotion des investissements agricoles (Apia).
Présentant l'étude, M.M. Mongi Ben Dhia, et Mabrouk El Houimli du Centre national des études agricoles, ont précisé que l'apiculture traditionnelle, en nette régression depuis l'introduction de l'apiculture moderne en Tunisie au milieu des années 70, se caractérise par l'usage de ruches fixes et de techniques rudimentaires et de faible productivité, tandis que le système moderne d'apiculture qui représente actuellement 75% des ruches et 90% de la production nationale se distingue par l'utilisation de techniques modernes facilitant l'exploitation, le transport et le contrôle des ruches.
Selon l'étude, le gouvernorat de Jendouba compte le plus grand nombre d'apiculteurs traditionnels, soit 1.800 apiculteurs exploitant près de 7.000 ruches. Le gouvernorat de Bizerte dispose du nombre le plus important d'apiculteurs modernes, soit 1.000 apiculteurs exploitant 18.000 ruches.
Il ressort également de l'étude qui couvre tous les gouvernorats du pays que la production de miel selon le système moderne dans les unités comportant entre 51 et 100 ruches est estimée à 20 kg par an/ par ruche, alors que la production des unités où le nombre de ruches dépasse la centaine est estimée à 30 kg par an/par ruche.
Concernant les aspects techniques, l'étude évoque les techniques de production d'essaims et les techniques d'essaimage naturel et artificiel, l'élevage des reines et la production de la gelée royale, outre la production de pollen et de cire, ainsi que la pollinisation.
L'étude a passé en revue des projets apicoles et de production de miel pilotes afin de mieux faire connaître aux jeunes promoteurs les opportunités que ce secteur porteur offre.
Ces projets, dont le coût de réalisation varie entre 60.000 et 100.000 dinars portent sur la production intensive de miel en tant qu'activité principale, la production de pollen, l'élevage des reines et la production de la gelée royale et du miel biologique.
Des communications sur «La réalité du secteur de l'apiculture», «Les aspects sanitaires des projets d'apiculture», «Les domaines d'intervention de l'Office de l'élevage et des pâturages du Nord-Ouest» et «L'encadrement des jeunes promoteurs et des apiculteurs» ont été présentées à cette occasion.
En vue de promouvoir le secteur, les participants ont souligné la nécessité d'identifier de nouvelles variétés de flore mellifère et d'éviter la surexploitation des plantes destinées à la distillation.
Ils ont appelé à la mise en place d'unités régionales de contrôle de la qualité de la production apicole et à l'encouragement de la recherche scientifique dans le domaine de l'apiculture.
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