Mbagnick Ngom
14 Mai 2004
Il y a trop de guerres dans le monde et pourtant les hommes sont appelés à cohabiter. A ces compatriotes Africains, le sculpteur Gallo, lance à travers ses créations en bois un appel pour l'unité du continent.
De la peinture sur du bois (djiboutou) ou du fer, c'est ce qui fonde la vingtaine d'oeuvres que le sculpteur Mame Gallo Bopp soumet à l'appréciation du public, jusqu'au 20 courant, dans le cadre du programme Off de la sixième Biennale de Dakar. Les amateurs d'art qui ont répondu à l'appel de Gallo avant-hier mercredi lors du vernissage de l'exposition tenu au complexe culturel Léopold Sédar Senghor, se sont montrés séduits par le talent de l'artiste. Mais l'oeuvre, qui frappe le plus l'oeil du visiteur est celle représentant (au recto) un pays en conflit avec son lot de malheurs. Mieux, explique Gallo, «à côté des va-t-en guerre, il y a toujours des gens qui oeuvrent pour la paix et cherchent à sauver les innocents». Selon lui, il est temps de travailler pour faire émerger l'Afrique et arriver à faire cesser la politique de la main tendue.
Aussi, c'est à travers la poésie, une autre expression artistique, que Gallo s'exprime «pour dire non aux guerres, aux rébellions qui font mourir de désespoir, de peur et de faim des enfants et des femmes impuissants». Ce qui fonde également l'originalité de la création de Mame Gallo Bopp, c'est son choix de représenter l'homme blanc (Américains, Arabes, Européens, etc.) au verso de l'oeuvre pour «symboliser la cohabitation entre les humains sur terre et lancer le message de vérité pour une paix universelle».
Le parrain de l'exposition Amadou Lamine Sall, s'est réjoui du «spectacle total» offert par les populations de Pikine-Guédiawaye qui ont manifesté leur engouement pour la Biennale mais aussi et surtout par les troupes folkloriques locales à l'occasion du vernissage. Aujourd'hui, le souhait du poète et lauréat du Grand prix de l'Académie française, est que «nous puissions dans les prochaines biennales repenser l'organisation au niveau des banlieues». De l'avis de Amadou Lamine Sall, il ne serait pas mauvais qu'il ait une sorte de «grande biennale Off des arts des banlieues» parce qu'il y a une dynamique de création très forte. «La Biennale Dak'Art, souligne le poète, serait un outil d'accompagnement très important pour ces jeunes artistes et même pour les artistes confirmés qui ont besoin de rayonner».
Be the first to Write a Comment!
Copyright © 2004 Wal Fadjri. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.